Ce dimanche soir, Jean-Luc Mélenchon sera l'invité du journal de 20H00 sur TF1, où il pourrait annoncer sa candidature pour la quatrième fois à l’élection présidentielle. Malgré les défis passés, il semble décidé à relever à nouveau le gant.
Au même moment, les membres de La France insoumise (LFI) se réunissaient à Paris pour désigner leur candidat pour 2027, à moins d'un an de la prochaine présidentielle. Le processus de parrainage de 150.000 signatures semble, pour Mélenchon, une formalité, compte tenu de son expérience et de son ample soutien, comme le mentionne le quotidien Le Monde.
« Nous sommes prêts », a-t-il déclaré lors de son discours du 1er Mai, montrant ainsi sa détermination à remobiliser les troupes. Lors de l'élection de 2022, il avait terminé en troisième position, manquant de peu le second tour avec 22% des voix. Un score déjà en hausse par rapport à 2017 où il avait obtenu 19,58% des suffrages.
La question demeure : le vote utile des électeurs de gauche pourra-t-il lui être favorable cette fois-ci ? Malgré son image clivante, de nombreux insoumis estiment qu'il est le meilleur choix pour mobiliser l'électorat de gauche. Un responsable du mouvement affirme : « Il a un socle politique solide, excelle dans les débats et maîtrise les dossiers ».
Depuis sa déclaration de vouloir être remplacé après son élimination en 2022, il a tout de même gardé une présence forte dans le paysage politique, intervenant régulièrement sur les réseaux sociaux et participant activement aux campagnes législatives et européennes. « Il est un militant total, toujours engagé », souligne l’un de ses proches à l’AFP.
Malgré des sondages peu encourageants qui le placent en position défavorable face au Rassemblement national au second tour, LFI espère capitaliser sur le désordre au sein de la gauche. Les débats autour d’une éventuelle primaire unitaire sont toujours d’actualité, mais LFI n’envisage pas d’y participer, ce qui complique la situation pour des personnalités comme François Ruffin.
D'autres acteurs, comme le Parti socialiste, semblent également partagés sur la participation à cette primaire, tandis que des figures comme François Hollande ressurgissent dans les discussions. Effectivement, les tensions internes au sein de la gauche pourraient bénéficier à Jean-Luc Mélenchon, dont la candidature est déjà controversée notamment après la précédente élection, où certaines candidatures ont été perçues comme nuisibles à sa campagne.







