Mercredi soir, l'armée israélienne a ciblé un immeuble dans le quartier de Ghobeiri, à la périphérie sud de Beyrouth, tuant un haut responsable du Hezbollah, selon des informations d'Al-Jazeera. Cette opération marque la première attaque contre la capitale libanaise depuis le cessez-le-feu instauré le 17 avril.
Des témoins, cités par l'AFP, ont rapporté des effondrements et des mouvements de panique parmi les habitants, qui quittaient la zone avec leurs affaires. Selon Ici Beyrouth, des mouvements d'évacuation considérables et des échanges de tir ont été signalés peu après l'attaque.
Une analyse du Washington Post indique qu'un immeuble de dix étages a été ciblé, et des images satellites montrent la moitié de la structure effondrée. Des résidents, initialement soulagés par le cessez-le-feu, ont maintenant cherché refuge dans des hôtels de Beyrouth.
Dans un communiqué, le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et le ministre de la Défense, Israel Katz, ont confirmé que la frappe visait “le commandant de la force Al-Radwan”, une unité d'élite du Hezbollah. L’Orient - Le Jour précise que Malek Ballout, commandant des opérations, a perdu la vie dans cette attaque.
Une opération menée sans sollicitation des États-Unis
Le Jerusalem Post a rapporté qu'Israël avait informé les États-Unis de son intention d'attaquer la banlieue sud, mais que l'opération a été conduite sans leur accord explicite.
Le Washington Post souligne que cette frappe remet en question le cessé-le-feu, fragile par nature, qui avait été négocié par les États-Unis. Bien que des échanges de tirs aient continué dans le sud du Liban, Israël s'était jusqu'à présent abstenue de frapper le centre urbain de Beyrouth.
Obaida Hitto, journaliste pour Al-Jazeera, a indiqué qu'il y avait un “accord tacite” visant à éviter les frappes sur Beyrouth durant la trêve, tandis qu'Israël se réservait le droit d'agir contre des cibles qu'il jugeait menaçantes.







