La controverse autour des banquets du Canon français s'intensifie après que la maire socialiste de Quimper, Isabelle Assih, ait été la cible de menaces et d'insultes. Cette situation découle de son refus d'accueillir un événement en décembre, décision motivée par des actes de racisme signalés lors d'un banquet à Caen le 18 avril dernier.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a qualifié les insultes à l'encontre d'Assih d'« abjectes », alors qu'une enquête a été ouverte par le parquet de Caen après des témoignages d'élus de gauche faisant état de gestes et de propos racistes, y compris des saluts nazis.
Des mesures nécessaires face à des comportements inacceptables
Malgré la gravité de la situation, Nuñez a souligné les limites juridiques concernant la prohibition de telles manifestations. Selon lui, aucune menace pour l'ordre public ne peut justifier une interdiction, même si ces événements sont enveloppés d'accusations racistes. Néanmoins, il a assuré une vigilance accrue face aux tensions potentielles et a promis d'examiner de près les signalements reçus après l'incident à Caen.
Les banquets, qui attirent de nombreux participants et sont soutenus par le milliardaire Pierre-Édouard Stérin, sont souvent critiqués pour leurs liens présumés avec des idées extrêmes. Assih a fait savoir que sa décision reposait sur les “troubles” rapportés et qu’elle subissait depuis lors une vague d'attaques sur les réseaux sociaux. Dans un post sur Facebook, elle a déclaré : « Il est intolérable que mes fonctions soient ainsi attaquées. »
En réponse à la pression croissante, Assih a indiqué son intention de porter plainte. Elle a reçu le soutien du préfet du Finistère, qui a condamné ces attaques en affirmant qu'aucune divergence d'opinion ne devrait justifier des propos injurieux et discriminatoires. Le président de la région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, et Olivier Faure, premier secrétaire du PS, ont dénoncé une « campagne de haine » dirigée contre la maire.







