Gabriel Attal a poursuivi son périple de pré-campagne présidentielle mardi à Bordeaux, où il a partagé sa vision d'une harmonisation entre "écologie" et "économie". L'objectif est de bâtir un consensus autour des enjeux climatiques.
Il a souligné l'existence d'un "consensus scientifique" concernant la réalité du changement climatique, mais a exprimé ses inquiétudes quant à la polarisation politique qui entoure ce sujet. L'ancien Premier ministre a déclaré : "Malheureusement, la politique crée beaucoup de divisions à ce propos".
Attal a observé que certains partis de droite prônent le sacrifice de l'écologie au profit de l'économie, tandis que ceux de gauche recommandent l'inverse. "Nous croyons que ces deux enjeux doivent avancer ensemble", a-t-il affirmé, en s'inscrivant dans une démarche propre à Renaissance.
Le ministre a souligné la nécessité de modifier notre approche de la transition écologique. "Il y a trop de morale et de culpabilisation. Défendre la transition, c'est avant tout défendre nos intérêts communs", a-t-il clarifié.
Gabriel Attal a évoqué les dérives de certaines politiques, comme la taxe carbone, qui, selon lui, a déclenché une des plus grandes crises sociales des dernières décennies en France après la colère des Gilets Jaunes. "Une bonne intention peut conduire à un résultat néfaste si elle est mal communiquée", a-t-il noté.
Pour appuyer son propos, il a présenté deux initiatives de Renaissance : l'encouragement du leasing social pour les véhicules électriques d'occasion et une réduction temporaire de la TVA à 5,5% sur l'achat de voitures électriques.
Avant de se rendre à un événement public, M. Attal a rencontré Thomas Cazenave, le maire de Bordeaux, réélu face au sortant écolo Pierre Hurmic. Il a ensuite visité le Musée d'Aquitaine, où il a pu observer le cénotaphe de Montaigne.
La journée s'est poursuivie par une séance de dédicaces dans la librairie Mollat pour son ouvrage "En homme libre", publié chez L'Observatoire. En soirée, Renaissance a tenu sa troisième "Nuit de la Nouvelle République", centrée sur les enjeux écologiques, avec la participation d'Agnès Pannier-Runacher, ancienne ministre de la Transition énergétique.
Rendez-vous prochainement à Strasbourg pour une réunion dédiée à l'Europe et à la défense, avant un grand meeting prévu le 30 mai à Paris.







