Le 5 mai, Paris a vu s'ouvrir le premier procès lié à une série de violences sexuelles dans le cadre périscolaire. Un animateur d'école est accusé de harcèlement sexuel ayant touché neuf fillettes et d'agressions sexuelles sur trois d'entre elles. À l'issue des débats, le parquet a requis 18 mois de prison avec sursis contre le prévenu.
Ce texte s'inspire d'un récent reportage sur le sujet. Pour voir l'intégralité, cliquez sur la vidéo.
Masque sur le visage et capuche sur la tête, le prévenu s'est présenté, humble, devant le tribunal. Cet animateur périscolaire est confronté à des accusations graves émanant de neuf fillettes âgées de dix ans, qui ont eu le courage de dénoncer ses actes. Les parents de ces petites victimes ont salué leur détermination.
"Elles ont montré une maturité incroyable. Nous espérons que ce procès encouragera d'autres enfants à parler et à réaliser que leurs souffrances ne sont pas normales", a partagé Pénélope, mère d'une des victimes. Les faits remontent à l'automne 2024, lorsque les fillettes se sont confiées à leur directrice, témoignant de surnoms inappropriés tels que "mon bébé d'amour" et de comportements inappropriés, notamment des câlins insistants et des attouchements.
"Nous n'avons pas su identifier le mal-être de notre fille pendant un an et demi. Son innocence a été ternie par des comportements sexuels et violents. Le prévenu ne semble pas avoir compris l'impact de ses actes", a confié le père d'une victime.
18 mois de prison avec sursis requis contre lui
Nicolas G., animateur de 47 ans, a nié les faits, arguant qu'il s'agissait de simples commentaires malheureux. L'accusation a toutefois estimé nécessaires 18 mois avec sursis, assortis d'obligations de soins. Son jugement est en attente. Ce procès est significatif car Nicolas G. est le premier à être jugé dans un contexte de scandale grandissant autour des violences dans le cadre périscolaire à Paris, où de nombreuses plaintes restent en cours.
"La brigade de protection des mineurs et le système judiciaire sont débordés, car chaque signalement révèle souvent plusieurs victimes", alerte Elisabeth Guthmann, co-fondatrice de "SOS Périscolaire". Depuis janvier, 78 animateurs ont été suspendus à Paris, dont 31 pour des soupçons d'abus sexuels.







