Les États-Unis annoncent la fin de l'offensive contre l'Iran tout en restant vigilants

L'Amérique clôt son offensive contre Téhéran, prêt à riposter si nécessaire.
Les États-Unis annoncent la fin de l'offensive contre l'Iran tout en restant vigilants
©-, AFP - Un personne devant un écran affichant les mouvements des navires dans le détroit d'Ormuz sur un site web de suivi des navires, le 4 mai 2026 à Nicosie, à Chypre

Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a déclaré ce mardi que l'offensive contre Téhéran était désormais terminée. Cependant, l'armée américaine se tient prête à relancer des opérations militaires en réponse à toute agression iranienne, surtout dans le détroit d'Ormuz, vital pour les échanges mondiaux de pétrole.

« L'opération est finie - nom de code +Fureur épique+ - comme l'a précisé le président au Congrès. Nous avons évolué au-delà de cette phase », a expliqué Rubio lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche.

Malgré cette annonce, le général Dan Caine, chef d'état-major américain, a averti que l'armée serait apte à relancer des opérations militaires significatives en cas de menace. Cela survient après une escalade des tensions, marquée par des accrochages en mer et des attaques présumées contre les Émirats arabes unis, attribuées à Téhéran.

Trump a également mis en garde l'Iran, leur rappelant les conséquences de leurs actions. « Ils savent ce qu'ils ont à faire et ce qu'ils ne doivent pas faire », a-t-il déclaré, tout en évitant d’accuser l’Iran de rompre la trêve établie depuis le 8 avril.

Depuis le début des hostilités à la fin février, l'Iran a pris le contrôle du détroit d'Ormuz, essentiel au transport pétrolier mondial. Confronté à la flambée des prix du pétrole, Washington a instauré un blocus des ports iraniens et a lancé, le 13 avril, l'opération baptisée « Projet Liberté » pour permettre à des centaines de navires bloqués d'accéder au détroit.

En réponse, l'Iran a effectué des tirs de missiles et de drones vers des installations militaires américaines, bien que ceux-ci aient été interceptés selon les déclarations du commandement américain pour la région (Centcom). Des responsables militaires iraniens ont nié ces allégations, tout en affirmant que les forces iraniennes n'avaient pas mené d'opérations hostiles contre les Émirats récemment.

Les Gardiens de la Révolution d'Iran ont menacé d'une « riposte ferme » contre tout navire ignorants des règles de navigation qu'ils imposent. Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a souligné que les États-Unis ne pourraient tolérer que l'Iran entrave la navigation internationale.

En parallèle, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a accusé les États-Unis de compromettre la sécurité maritime. Pendant ce temps, la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF) a exprimé son inquiétude concernant les 20.000 marins actuellement bloqués dans le Golfe.

Dans cette forte tension, des informations annoncent que deux navires battant pavillon américain ont réussi à passer le détroit d'Ormuz sous escorte militaire. L'opération a été couronnée de succès, selon Donald Trump, qui a mentionné la destruction de plusieurs embarcations iraniennes.

Le géant danois du transport, Maersk, a également signalé la sortie d'un de ses navires, escorté par des forces militaires américaines, après de longues semaines d’attente dans le Golfe.

Téhéran a pour sa part nié toute implication dans les dommages prétendument causés sur ses navires et a accusé les États-Unis d'avoir causé la mort de civils lors de frappes sur des bateaux en transit vers la côte iranienne.

Le ministère émirati des Affaires étrangères a tiré la sonnette d'alarme sur une « escalade dangereuse », notamment suite à une attaque de drone sur une installation pétrolière à Fujaïrah. Cette situation préoccupante a provoqué une flambée des cours du pétrole, avec le baril de Brent valant toujours près de 110 dollars.

Alors que les tentatives de relancer le dialogue entre les États-Unis et l'Iran stagnent depuis une rencontre à Islamabad le 11 avril, le président iranien, Massoud Pezeshkian, a réitéré que son pays était « prêt à tout dialogue », tout en précisant qu’il ne céderait jamais face à la pression militaire.

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