En pleine précampagne présidentielle, Gabriel Attal se retrouve face à une mauvaise surprise. L’ancienne Première ministre Élisabeth Borne, figure importante de Renaissance, a annoncé son retrait de la direction du parti en raison de « désaccords » notables avec la ligne actuelle dirigée par Attal. Sur France Inter, elle a précisé : « Je ne suis pas en phase avec l’orientation actuelle du parti » et a déploré le manque de débats internes sur ces sujets cruciaux.
« J’ai choisi de démissionner du Conseil national de Renaissance et de me retirer du bureau exécutif pour me concentrer sur ma nouvelle initiative, « Bâtissons ensemble », dédiée à la collaboration au-delà des partis », a-t-elle ajouté. Bien qu'elle demeure simple adhérente, Borne a laissé entendre que ses efforts se recentreront sur des projets fédérateurs. Son annonce coïncide avec la dynamique insatisfaite d'Attal, qui multiplie les déplacements pour bousculer Édouard Philippe, principal concurrent, pour la présidentielle de 2027.
Renaissance, une « agence de communication » selon Élisabeth Borne
Élisabeth Borne avait précédemment fait part de ses ambitions pour prendre la tête de Renaissance en août 2024. Toutefois, au témoignage de la situation actuelle, elle a dû abandonner ses projets personnels en échange d'un accord avec Attal, qui assurait sa présidence au Conseil national. Cependant, cette alliance a toujours semblé fragile. L’ancienne Première ministre a par ailleurs affirmé que Renaissance ressemble aujourd’hui davantage à « l’agence de communication de Gabriel Attal », comme rapporté par La Tribune Dimanche.
Cette évolution met en lumière les tensions croissantes au sein du parti, des opinions divergentes étant de plus en plus visibles alors que la présidentielle s’approche. Des experts politiques soulignent l'importance de cette scission qui pourrait influencer la stratégie électorale de Renaissance à l'avenir.







