Le 5 mai 2021, un tragique incident frappait Avignon avec le décès du policier Éric Masson. Cinq ans plus tard, la mémoire de cet événement s'accompagne d'une volonté claire des habitants et des associations de préserver la dignité du square dédié à sa mémoire.
A partir de mi-mai, le Vaucluse applique une nouvelle réglementation : jusqu'à six mois de suspension de permis en cas d'utilisation du téléphone au volant. Cette mesure reçoit un accueil positif parmi les automobilistes. Mohamed, un chauffeur routier, déclare : "C'est bien, car utiliser son téléphone en conduisant est dangereux." Néanmoins, il admet qu'il utilise fréquemment son téléphone à bord : "Je regarde des TikTok, je réponds à des messages, j'appelle..."
Cependant, Mohamed partage une expérience préoccupante : "J'ai failli causer un méga accident à cause du téléphone. J'ai dévié sur la route, et ça m'a bien glacé. Ce téléphone devient accroissant..."
Une prise de conscience difficile
De son côté, Manu reconnait également ses pratiques risquées. "On pense toujours que c'est urgent, mais c'est souvent de la bêtise. J'ai déjà heurté un trottoir ; j'aurais pu blesser des gens. Je suis conscient que la suspension de mon permis pourrait m'aider à changer mes habitudes. Tant qu'on ne souffre pas de conséquences, on continue..."
Malgré ces témoignages, certains comme Sofia jugent que cette nouvelle législation est excessive. "Interdire le téléphone même à l'arrêt est abusif,", souligne-t-elle. Toutefois, elle a l'intention de respecter les règles, craignant des sanctions. "Je ne veux pas perdre mon permis," avoue-t-elle.
Selon des statistiques de la préfecture, le manque d’attention est impliqué dans 19% des accidents dans le Vaucluse en 2025. De plus, utiliser un téléphone multiplie par trois le risque d'accident. Pour l'instant, la discution autour de cette mesure témoigne d'une prise de conscience nécessaire, mais encore fragile.







