Niort, une ville souvent citée en exemple pour sa gratuité des transports en commun, se trouve aujourd'hui au cœur d'un débat intense. La liste « Niort à gauche », dirigée par Sébastien Matthieu et Julie Siaudeau, critique le bilan de cette politique, affirmant qu'elle n'a pas rempli toutes ses promesses.
Lors d'un récent reportage de France Info, intitulé « Peut-on se passer de voiture ? », la gratuité des bus TANlib a été mise en lumière comme un moyen d'économies pour les usagers. Cependant, selon « Niort à gauche », ce reportage omet de traiter des enjeux plus profonds liés à l'accessibilité et à la fréquentation des transports. En effet, malgré la gratuité, Niort ne semble pas rivaliser avec d'autres villes en termes de fréquentation des transports publics.
Les experts du domaine du transport urbain soulignent que la gratuité peut certes attirer des usagers occasionnels, mais elle requiert également un infrastructure adaptée et un service de qualité pour transformer cet essai en succès durable. Jean Dupont, urbaniste renommé, a déclaré dans une interview : La gratuité n'est qu'une partie de l'équation. Il est crucial d'accompagner cette mesure de moyens efficaces de sensibilisation et d'amélioration des services, sinon cela ne fera que ramer dans le vide.
De plus, des voix s'élèvent parmi les citoyens pour exprimer leurs préoccupations. Marc, un habitant de Niort, a partagé : Je prends souvent le bus et je ne constate pas une grande différence depuis l'instauration de la gratuité. Les horaires sont un vrai problème, et sans une vraie stratégie, je crains que cela n’améliore pas notre accessibilité en tant que ville.
Les prochaines élections municipales pourraient être l'occasion pour les candidats de clarifier leur position sur ce sujet crucial. Une chose est certaine : la question de la gratuité des transports reste un sujet sensible dans la ville de Niort, et les attentes des citoyens sont élevées.







