À Nice, la bataille électorale pour les municipales de 2026 s'intensifie, avec un premier tour prévu les 15 et 22 mars. Christian Estrosi, maire sortant sous la bannière Horizons, cherche à défendre son siège face à Éric Ciotti, ancien allié devenu un adversaire redoutable, représentant de l'UDR et rallié au RN. Cependant, cette élection dans la cinquième ville de France ne se résume pas à un simple duel. Un total de onze listes ont été enregistrées, offrant aux 360 000 électeurs niçois un large éventail de choix.
La campagne, qui commence à prendre forme, est déjà marquée par des tensions médiatiques, concentrées sur la rivalité entre Estrosi et Ciotti. Dans le paysage politique local, la gauche reste fracturée avec cinq candidats en compétition. Ouest-France se penche sur les personnalités et programmes qui façonneront cette élection cruciale.
Christian Estrosi, à la tête de la ville depuis 2008 avec une courte interruption, est porté par sa vision de la municipalité et son rôle de président délégué du conseil régional de Provence-Alpes-Côte-d'Azur. Après avoir quitté Les Républicains en 2021, il a rapidement choisi de se rapprocher d'Emmanuel Macron, soutenant l’ancien président lors des élections de 2022.
Estrosi, en plus de son expérience politique, a un passé conséquent en tant que pilote de moto, ayant été quatre fois champion de France. Il a occupé plusieurs postes ministériels et a été député des Alpes-Maritimes, ce qui souligne sa forte légitimité sur la scène politique locale.
En parallèle, Éric Ciotti, qui s'est démarqué comme une figure centrale de l'opposition, a également une carrière bien remplie. Ancien président des Républicains, il a fait parler de lui par son virage vers le Rassemblement national, suscitant de vives réactions sur la place publique. Cette manœuvre a engendré une série de rebondissements dans sa carrière, le positionnant dans un cadre politique en évolution continue.
Mais les deux candidats ne sont pas à l’abri des critiques. Des affaires judiciaires les touchent, avec Estrosi lui-même placé en garde à vue dans des procédures liées à l’organisation d’événements de grande envergure, comme le Nice Climate Summit. Le parquet de Marseille s’intéresse aussi à des accusations de favoritisme à son égard, notamment sur l'organisation du Grand Prix de France.
Pour les Niçois, le choix s'annonce complexe, non seulement en raison du nombre de candidats, mais aussi des enjeux de gouvernance et d'urbanisme qui interpellent la population. L'ensemble des candidats devra répondre aux attentes d'une ville en pleine mutation. Les citoyens sont invités à s'informer et à s'impliquer dans ce processus démocratique essentiel, qui façonnera l'avenir de Nice pour les prochaines années.







