"Saviez-vous que les municipales approchent?" demande Kader Benayed à une habitante de La Granière, en résidence depuis 40 ans. Sa réponse? "Non, pas du tout". Dans ce quartier de Marseille, avec 44% de la population vivant sous le seuil de pauvreté, l'implication politique est souvent absente. Cependant, un groupe d'amis a décidé de faire le tour des portes pour informer les habitants sur l'importance d'exercer leur droit de vote.
"C'est un peu de l'instruction civique", confie Kader Benayed, membre du collectif KGBS, dans un entretien avec BFMTV. Ensemble, ces quatre hommes originaires de quartiers populaires cherchent à sensibiliser les résidents sur la nécessité de s'inscrire sur les listes électorales avant les élections qui se profilent.
Rendre la voix aux quartiers oubliés
Durant leur démarche, ils se sont heurtés à un constat effrayant. Beaucoup ne sont pas au courant des enjeux électoraux à venir. Carmen, résidente de La Granière, déclare: "Je n'avais pas du tout entendu parler des élections, c'est très bien ce qu'ils font".
Pour Kader et ses amis, l'objectif est clair: amener ces quartiers à exprimer leur opinion lors des élections municipales.
"Nous ce que l'on ne veut pas, c'est que l'on s'en foute de nos quartiers", affirme Kader. "Aujourd'hui, on n'est pas des sous-quartiers. On veut vraiment que les pouvoirs publics se mobilisent et respectent les quartiers. Malheureusement, le respect passe par l'urne".
Le temps presse, puisque la date limite d'inscription sur les listes électorales est fixée au 4 février en ligne et au 6 février dans les mairies. Les membres du collectif continuent leurs visites pour s'assurer que la voix des quartiers soit entendue pendant les prochaines élections.







