La ministre de la Culture, Rachida Dati, a récemment exprimé ses préoccupations concernant les "pressions" qui pèsent sur les librairies, lors d'une conférence dédiée au Salon du Livre de Paris, prévu du 17 au 19 avril. Elle a souligné que ces établissements, essentiels à la vie culturelle, subissent des actes d'"intimidation et de dégradations" inquiétants.
"La violence n'a sa place nulle part, et encore moins dans des espaces dédiés à la culture", a-t-elle affirmé, tout en mentionnant qu'elle envisage de quitter son poste pour se concentrer sur sa campagne municipale à Paris.
Au cours des derniers mois, de nombreuses librairies indépendantes à travers la France, notamment à Paris, Lille, Rennes et Lyon, ont été victimes de harcèlement et de menaces, souvent attribuées à des groupes d'extrême droite. Une tribune publiée par des membres du secteur en octobre dernier a dénoncé cette montée de la violence.
Dati a rappelé l'importance des librairies dans la société, affirmant : "Le livre est le vecteur d'une pensée profonde. Les libraires doivent conserver leur rôle central dans l'échange d'idées." Cette déclaration fait écho à la situation préoccupante que vivent ces acteurs culturels.
Le Salon du Livre de Paris, qui se tiendra au Grand Palais, mettra en avant cette année les thèmes des voyages et de la bande dessinée. En 2025, cet événement avait attiré 114 000 visiteurs, parmi lesquels 43 % avaient moins de 25 ans. Près de 1 200 auteurs et 450 maisons d'édition, à l'exception notable de Hachette Livre, participeront à cet événement.
Enfin, Amazon a été annoncé comme partenaire du Salon, soulignant son implication dans le monde des livres en France depuis 25 ans. Dans un contexte où la culture est mise à mal, cette vigilance est plus que jamais nécessaire.







