Dans un contexte où la mairie de Paris est souvent critiquée pour son niveau d'endettement, Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie aux municipales, a annoncé son intention de réaliser des économies significatives, allant de 400 à 500 millions d'euros au cours de son mandat. Cette déclaration a été faite le 10 février aux Échos.
Distinguant sa vision de celle d'Anne Hidalgo, la maire sortante, Grégoire souligne son attachement à l’ancien maire socialiste Bertrand Delanoë. Il souhaite « freiner la dynamique naturelle des dépenses » pour continuer à investir entre 1,5 et 1,6 milliard d'euros chaque année.
Parmi les économies envisagées, il se fixe des objectifs précis : « 25 millions d'euros d'économies sur les dépenses de fonctionnement de l'Hôtel de Ville, avec une réduction de moitié des enveloppes de déplacement et 30 millions sur les dépenses de communication ». De plus, il projette des économies de 175 millions d'euros sur l'énergie, 125 millions sur la simplification administrative, et 100 millions sur les achats publics.
Concernant le personnel, bien que le nombre d'agents, actuellement de 55 000, doive rester stable, Grégoire prévoit l'intégration de 1 000 policiers municipaux. Il ambitionne de maîtriser l'évolution de la masse salariale entre 0,5 % et 1% par an.
Sur le sujet sensible de la dette, qui pourrait atteindre 9,7 milliards d'euros d'ici fin 2026, il admet une « différence de stratégie financière » avec l'administration actuelle. Grégoire vise à augmenter l'autofinancement des investissements « à 75% ou 80% » et aspire à un excédent budgétaire d'un milliard d'euros d'ici 2032, s'appuyant sur les recettes des transactions immobilières sans augmenter la taxe foncière.
Enfin, sur le plan des actifs immobiliers, il se fixe un objectif ambitieux de cession entre « 400 et 500 millions d'euros » par an, envisageant notamment de vendre le Parc des Princes, une proposition qui sera prochainement soumise au Conseil de Paris.







