La réforme de la TVA en Belgique : un projet remis à zéro après des critiques acerbes

Entre absurdité et mécontentement, la réforme de la TVA en Belgique fait débat.
La réforme de la TVA en Belgique : un projet remis à zéro après des critiques acerbes
Le Premier ministre belge Bart De Wever s'exprime lors d'une séance plénière de la Chambre au Parlement fédéral belge, à Bruxelles, le 9 octobre 2025. - DIRK WAEM
Le Conseil d'État belge a sévèrement critiqué le projet de réforme fiscale du gouvernement, suscitant révisions et mécontentement.

La nouvelle réforme de la TVA, envisagée pour augmenter la fiscalité sur certains secteurs culturels tout en épargnant d'autres, va être revisée. En effet, des voix se sont élevées pour dénoncer une mesure jugée discriminatoire. La RTBF rapporte que les amateurs de rock auraient été plus imposés que ceux de musique classique. La coalition gouvernementale devra se réunir pour retravailler ce projet controversé, qui avait été validé l'année dernière dans un cadre budgétaire.

"L’avis du Conseil d’État a été assez clair, il a même un peu ridiculisé la mesure. Je pense qu’on doit se remettre à table et discuter comment réparer cette réforme", a affirmé le Premier ministre Bart De Wever.

Cette remise en question fait suite à une suggestion initiale d'augmenter la TVA de 21 à 22%. Cependant, en raison de désaccords avec les partenaires de la coalition, de nombreuses exceptions furent ajoutées, menant à la création d'un système fiscal complexe et difficile à justifier sur le plan juridique.

Des mesures inéquitables pour le secteur culturel

La loi prévoyait une hausse de la TVA sur des activités telles que le cinéma, les concerts de rock et autres genres musicaux comme le pop et le rap, alors que des événements comme le cirque ou l'opéra étaient épargnés. En matière d'alimentation, une hausse de la TVA sur les plats à emporter avait également été décidée, déclenchant des réactions vives dans les secteurs concernés.

Le Conseil d'État a qualifié ces distinctions de "arbitraires et discriminatoires", ce qui a conduit le Premier ministre à admettre que la réforme était devenue inadaptée. "C’est toujours ainsi en Belgique, on pense à un cheval et à la fin on a un chameau qui pue trop fort pour être opérationnel", a-t-il commenté.

Face à ce fiasco, le gouvernement devra trouver rapidement 495 millions d'euros supplémentaires pour équilibrer son budget. Le ministre du Budget a demandé une solution simple et claire, tant pour les entrepreneurs que pour les citoyens. De Wever a assuré qu'il prendrait l'initiative d’élaborer un nouveau compromis, en quête de consensus parmi les chefs de partis.

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