La menace d'une pénurie de vin dans les années à venir se précise dans l'univers viticole. Olivier Bernard, éminent vigneron du domaine de Chevalier à Léognan, a récemment partagé son inquiétude au micro de RTL. Lors d'une interview le 9 février, en amont du salon Wine Paris 2026, il a lancé un cri d'alarme : « Je fais le pari qu’avant 5 ans, on va manquer de vin dans le monde ».
Cette préoccupation grandissante trouve sa source dans une crise viticole naissante, exacerbée par des tensions géopolitiques, en particulier celles entre les États-Unis et l'Europe concernant les droits de douane. En outre, une baisse de 13 % de la consommation d’alcool en France, observée entre 2021 et 2023, complique davantage la situation, tout comme les arrachages de vignes destinés à contrer la surproduction.
« On va manquer de vin »
Olivier Bernard souligne : « Avant de replanter toutes ces vignes, il faudra attendre 10 ans avant qu’elles produisent à nouveau. On va manquer de vin ». Toutefois, certains viticulteurs, selon RTL, semblent s’adapter et ne subissent pas ces difficultés de plein fouet. Pourtant, des appellations comme Bordeaux, citées par l’économiste Philippe Chalmin, sont confrontées à une crise plus aiguë, avec des prix de base atteignant des niveaux alarmants.
Les experts s’accordent à dire que, face aux arrachages et à la mutation du marché, une réflexion s'impose pour préserver cette tradition viticole précieuse. Les prochaines années pourraient révéler de nouveaux défis pour l'industrie du vin.







