Les 11, 12 et 13 février 2026, les 83 conseillers régionaux se réuniront pour voter le budget de la Région Bretagne. Malgré une réduction de 40 millions d’euros destinée à renflouer les caisses de l’État, la région affiche une croissance de près de 4%, portant le budget à 2,003 milliards d’euros. La majorité absolue de l'exécutif régional défend ses choix, entre coupes budgétaires et investissements jugés cruciaux.
Loïg Chesnais-Girard, président de la région, a souligné l’importance d’investir pour préserver les services publics et anticiper les transitions nécessaires. Ce budget, qu'il qualifiera de « budget des choix et des arbitrages », inclut des coupes significatives tout en augmentant certains investissements au-delà des prévisions initiales. En ce qui concerne la culture, le sport et les langues régionales, leur budget reste un acquis inaltérable selon le président.
Les secteurs privilégiés par ce budget incluent les transports, avec un investissement notable dans l'achat de neuf nouvelles rames de TER, pour un total de 16 millions d’euros chacune. La modernisation des ports et des routes ainsi que l'équipement des lycées sont également à l'ordre du jour, garantissant la poursuite d'un développement infrastructurel ambitieux. Le président rappelle que les fréquences de train et de car scolaires ont connu une hausse de 5%, rendant la préservation des services publics primordiale.
Pour maintenir ces services, la région a choisi de réduire son effectif : 87 postes en moins sont attendus d'ici la fin de ce mandat. Bien que cette réduction entraîne des critiques de la part des syndicats, notamment à cause de la diminution de subventions destinées au monde agricole (un million d’euros en moins), Chesnais-Girard défend sa stratégie de financement au profit d’aides directes aux entreprises et agriculteurs.
La région procède également à des baisses dans le secteur de la formation, attribuant la responsabilité de ces décisions à l’État. En effet, la diminution des financements de l'État crée un climat d'incertitude, surtout pour les formations sanitaires et sociales. Le président déclare qu'il est hors de question de compenser les désengagements de l’État. Bien que le gouvernement souhaite flexibiliser la situation pour 2026, la prudence reste de mise.
Un financement à travers l'emprunt
Loïg Chesnais-Girard n'a rien à craindre concernant l'approbation de ce budget par la majorité, mais devra répondre aux critiques de l'opposition sur le financement choisi pour combler le fossé budgétaire. Deux mesures controversées sont envisagées : l'imposition d'une nouvelle taxe sur les entreprises qui rapportera environ 29,2 millions d’euros et un recours accru à l'emprunt, prévu à 544 millions d’euros, soit une augmentation de 27% par rapport à l'an dernier. Cependant, ce dernier reste convaincu que ce budget est essentiel pour renforcer le tissu social et économique de la région.







