Les assuré devraient se préparer à une nouvelle hausse des tarifs l'année prochaine, qui pourrait même légèrement dépasser celle de 2023. Les principales raisons ? L'augmentation des sinistres et l'inflation persistante.
Des prévisions inquiétantes
Le cabinet Facts & Figures prévoit un doublement des tarifs sur certains contrats, en particulier pour les assurances habitation et les mutuelles santé. La hausse pourrait atteindre 8 % pour les premiers, tandis que les contrats automobiles devraient voir une augmentation d'environ 4 %.
Pour les assurances habitation, les prévisions évoquent une majoration comprise entre 3 % et 5 %, voire plus pour les biens particulièrement exposés à des événements climatiques extrêmes. Cette augmentation est également alimentée par un coût fixe supplémentaire de 10 euros par contrat en réponse aux changements climatiques, ainsi qu'une hausse de 3 % pour le coût des matériaux et de la main-d'œuvre. Concernant les véhicules, la hausse des tarifs est prévue en raison de coûts de réparation plus élevés pour les SUV, les hybrides et les électriques.
Les causes de la montée des prix
L’augmentation des tarifs d'assurance ne vient pas de nulle part. L'inflation a rendu le remplacement de pièces de voiture ou les réparations domiciliaires beaucoup plus coûteux. Selon l'Insee, l'indice des prix à la consommation a connu une hausse de 1 % en août 2023 et de 4,9 % sur l’année. Les assurances habitation, par exemple, justifient leurs tarifs accrus par une augmentation de 11 % des cambriolages en 2022, ainsi que par les dégâts causés lors des émeutes de juin 2023, estimés à 730 millions d'euros par France Assureurs.
Des événements climatiques récents, notamment au Maroc et en Libye, renforcent également la nécessité d’augmenter les tarifs d'assurance.
Bien qu'en septembre 2022, les assureurs aient promis de maîtriser les hausses de tarifs en les maintenant sous le seuil de l'inflation, peu d'entre eux se sont engagés pour 2024. Le gouvernement a notamment encouragé le secteur à renouveler cet engagement, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, ayant appelé à la modération des coûts pour les services d'assurance quotidiens.







