Le rassemblement prévu ce samedi 21 février à Avignon en hommage à Quentin Deranque a été annulé à la dernière minute. Cette décision, qualifiée de "prise à regret" par le Rassemblement National (RN), découle des craintes formulées par les instances départementales face aux risques potentiels que l'extrême gauche pourrait faire peser sur l'événement.
Alors que l'appel à la manifestation circulait sur les réseaux sociaux, notamment ceux de la Vaucluse, la direction du RN a finalement décidé de renoncer à l’hommage prévu sur la place du Palais des Papes. Ainsi, ce rassemblement de mémoire n’aura pas lieu, alimentant un débat sur la sécurité des manifestations politiques en France.
Une sécurité qui ne peut être garantie
Dans un communiqué, Thierry d'Aigremont, responsable départemental du RN, a évoqué "les risques que l'extrême gauche fait courir", ainsi que les préoccupations relatives à des "troubles à l'ordre public" pour justifier cette annulation de dernière minute. Malgré l'engagement des forces de l'ordre et la mobilisation des services de l'État, il jugeait ces mesures insuffisantes pour assurer la sécurité des participants.
Des experts en sécurité politique, comme le sociologue Jean-Pierre Mignard, estiment que cette décision met en lumière les tensions croissantes dans le paysage politique français. "La peur des débordements influence fortement la capacité des partis à organiser des événements publics. Nous vivons une époque où la sécurité devient une préoccupation majeure pour tous les acteurs de la scène politique", a-t-il déclaré à La Provence.
Cette annulation, au-delà des raisons évoquées, pose aussi la question de l'impact social et politique de tels événements, alors que la vie démocratique continue de se heurter à des obstacles imprévus, exacerbant les tensions entre les différentes tendances politiques en France.







