Près de cent sympathisants ont pris place ce lundi soir à l'auditorium du Musée de Bastia pour le lancement officiel de la campagne de Jean-Michel Lamberti, tête de liste du mouvement Reconquête! Pour l'occasion, Éric Zemmour a apporté son soutien, mettant en avant l'importance des thèmes d'identité et de sécurité dans son programme.
Avant l'événement, des difficultés d'organisation se sont manifestées, retardant le début de la réunion d'une heure et demie. À l'entrée de l'auditorium, une minute de silence a été observée en mémoire de Quentin Deranque, jeune militant décédé suite à une agression. Ce geste a rehaussé la tension ambiante et souligné le contexte difficile dans lequel se déroulait cette campagne.
Jean-Antoine Giacomi, représentant du mouvement souverainiste Forza Nova, a ouvert les discours en affirmant : « Une Corse qui n’est pas un territoire interchangeable ». Il a promis une ligne dure sur les questions migratoires, déclarant que « Aucun migrant n’accostera dans les ports de Bastia », tout en plaidant pour l'armement de la police municipale et des investissements locaux réduits.
Christine Thevenard, avec un parcours syndical, s’est ensuite exprimée sur la détresse des quartiers sud, évoquant des promesses jamais tenues. « Il est inacceptable que les besoins des habitants soient ignorés », a-t-elle déclaré, appelant à des aides concrètes pour les personnes âgées et les plus démunis.
Jean-Michel Lamberti a ensuite partagé sa vision pour Bastia, en insistant sur son attachement personnel à la ville : « Pour moi, Bastia, c’est ma vie ». Il a dénoncé la propreté négligée du centre-ville et proposé des mesures concrètes comme des heures de stationnement gratuites pour revitaliser le commerce local.
En matière de sécurité, il a promis une présence policière accrue en tout temps et une sélection rigoureuse pour l'attribution des logements sociaux. « Les logements iront en priorité aux Bastiais de souche, de cœur et de travail », a ajouté Lamberti pour souligner son engagement envers les habitants.
Pour sa part, Éric Zemmour a conclu en mettant l'accent sur l'importance de la Corse comme un territoire fier et résilient. « En Corse, on ne se laisse pas faire », a-t-il affirmé, en appelant à un soutien massif pour les idées portées par Reconquête!. Malgré une faible performance lors des dernières élections, il espère que la dynamique actuelle relèvera les chiffres pour 2026.







