Théa Fourdrinier, candidate de l'union de la gauche pour la mairie du VIIIe arrondissement de Paris, a été l'objet d'une agression sexuelle alors qu'elle effectuait du tractage place de Clichy le 1er mars dernier. Un homme, se présentant comme le fils de la maire actuelle, Jeanne d'Hauteserre, s'est approché d'elle et lui a imposé un baiser sur la joue devant plusieurs témoins.
Selon le quotidien Le Parisien, la scène a été suivie par un silence gêné, rompu par un témoin qui a jugé l'acte "mignon". En réponse, Fourdrinier a dénoncé fermement l'agression sur les réseaux sociaux, affirmant : "Ce n'est pas 'mignon', c'est une agression".
Dans un témoignage marquant, elle a déclaré : "Il m'a fallu 30 secondes pour réaliser ce qui venait de se passer. Sur le moment, je n'ai pas pu continuer à distribuer mes tracts." Elle a aussi souligné les défis d'être une femme dans la politique, relatant que cela implique souvent d'être rappelée à son apparence et à sa féminité plutôt qu'à ses compétences professionnelles. "C'est travailler dur sur des dossiers et aller à la rencontre des électeurs, mais y faire face à des violences sexistes au quotidien", a-t-elle ajouté.
Théa Fourdrinier a partagé qu'il ne s'agit pas d'un fait isolé. "Une fois, au marché des Batignolles, un homme m'a dit que j'étais 'jolie' en me désignant comme 'Miss VIIIe'. Ces commentaires déplacés, lorsqu’on est ici pour défendre des idées, sont trop fréquents dans le monde politique pour les femmes", a-t-elle déclaré. En l'absence d'interpellation de son agresseur, elle n'a pas encore porté plainte, réfléchissant à comment aborder cette situation.
Ce triste incident met en lumière la réalité difficile à laquelle les femmes font face en politique, et souligne davantage l'importance de renforcer les protections contre le harcèlement dans ce domaine. Les témoignages de femmes comme Fourdrinier ouvrent la voie à une prise de conscience collective et à un changement des mentalités.







