Invité sur RTL le 18 mars, le maire sortant de Nice, Christian Estrosi, a exprimé des critiques sévères à l'encontre de la liste écologiste conduite par Juliette Chesnel-Le Roux, en réaction à son refus de se désister au second tour. L’édile a également annoncé son intention de porter plainte contre Marine Tondelier.
"Marine Tondelier a brisé le front républicain et les valeurs qui l'accompagnent en devenant une alliée directe du RN," a déclaré Christian Estrosi sur les ondes de RTL. Cette annonce survient après que Tondelier l’a accusé d’être "mis en examen dans six affaires" et un "recordman de l'affairisme". De ce fait, Estrosi a décidé de réagir en intentant une action judiciaire contre elle. "Elle devra justifier ses déclarations devant les tribunaux," a-t-il martelé.
Christian Estrosi et l'affaire de la tête de cochon
"En 18 ans à la tête de cette ville, je n’ai jamais été mis en examen ni poursuivi; ma gestion a toujours été transparente et morale," a défendu Estrosi. Il a également reproché aux écologistes d'avoir "fracturé" le front républicain qui aurait pu contrer son rival d'extrême droite, Éric Ciotti, qui a remporté le scrutin avec 43,43 % des voix.
À gauche, Juliette Chesnel-Le Roux (PS-Verts-PCF) a récolté 11,93 % des voix. "Avec 11 %, on doit avoir un sens des valeurs républicaines et je me serais retiré à sa place," a lâché Estrosi. Concernant la découverte d'une tête de cochon et d'une affiche antisémite devant son domicile, le maire a affirmé sa confiance en la justice. "La vérité pourrait étonner beaucoup de monde une fois révélée," a-t-il ajouté. D'après La Provence, l’enquête pourrait pointer vers une manipulation orchestrée par le camp Estrosi, sans pour autant le lier directement au maire.







