Récemment, à Marseille, la tension est montée d'un cran lors de mobilisations lycéennes. Trois élèves du lycée Victor-Hugo, âgés de 17 ans, ont été interpellés et placés en garde à vue après avoir utilisé des mortiers d'artifice contre l'établissement. Cette action fait suite à un mouvement de protestation contre la réduction de la dotation horaire globale (DHG), dénoncée par les élèves et les syndicats.
Le mouvement, qui vise à lutter contre une économie budgétaire jugée préjudiciable à l'éducation, continue de se renforcer. Selon La Provence, cette baisse de dotation est justifiée par une diminution démographique, un argument contesté par les lycéens. Le Mouvement national lycéen (MNL) ainsi que plusieurs syndicats d'enseignants ont exprimé leur indignation face à ces arrestations, accusant l’Éducation nationale et les forces de l'ordre de répondre de manière excessive aux revendications des jeunes.
L’intersyndicale, comprenant des groupes tels que la CGT, la FSU et SUD, appelle à cesser les gardes à vue liées à ces mouvements contestataires. En effet, certains experts, tels que la sociologue Marie Duru-Bellat, soulignent que la répression ne fait qu’envenimer une situation déjà tendue, appelant à un dialogue constructif entre les autorités éducatives et les étudiants. Ce constat s'appuie sur des analyses d'autres mouvements de jeunesse en France, où une approche de collaboration aurait permis de désamorcer davantage de conflits.
Alors que les blocus continuent à travers la ville, les lycéens semblent déterminés à se faire entendre, signalant que leur combat pour un avenir éducatif de qualité est loin d'être terminé.







