Une enquête révélée par le média Disclose met en lumière l'utilisation d'un logiciel de reconnaissance faciale par les policiers et gendarmes français, accessible sur leurs téléphones professionnels depuis 2022. Ce dispositif soulève des questions de vie privée, alors qu'il permet d'identifier plus d'un quart de la population française simplement à partir d'une photo.
Un incident survenu à Marseille illustre cette pratique. Ahmed, un jeune homme soumis à un contrôle d'identité en avril 2025, témoigne : "Ils nous ont contrôlés direct et ont sorti de gros portables rectangulaires". Ce contrôle, effectué au cœur de la ville, a abouti à une identification instantanée par l'intermédiaire d'une photo, sans qu'il ait besoin de présenter ses papiers d'identité. Il conclut : "Comme ils ont vu que je suis régularisé, ils m'ont laissé tranquille".
Cette technologie suscite des inquiétudes parmi les défenseurs des droits civiques. Selon La Provence, des experts pointent le risque d'abus et soulignent la nécessité d'un cadre réglementaire strict pour encadrer l'utilisation de tels outils par les forces de l'ordre.
Ce cas particulier n'est pas isolé. Dans de nombreuses métropoles françaises, la reconnaissance faciale devient un outil de plus en plus courant pour les interventions policières. Si certains saluent son efficacité, d'autres craignent une surveillance de masse, potentiellement préjudiciable aux libertés individuelles. Ainsi, le débat se poursuit autour de la limite entre sécurité et respect de la vie privée.







