Le régime iranien a annoncé qu'il se préparait à se "venger", avertissant d'un impact mondial alors que les obsèques d'Ali Larijani, figure majeure de la politique iranienne, se dérouleront à Téhéran ce mercredi 18 mars.
Ce mercredi 18 mars, l'iran rend hommage au secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Ali Larijani, qui a été tué le 17 mars lors d'une attaque. Le général de l'armée, Amir Hatami, a promis de venger sa mort, déclarant que "la vague de répercussions mondiales vient de commencer et frappera tout le monde, sans distinction de richesse, de croyance ou de race". Ces mots faisaient écho aux sentiments du ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, sur X, contrastant avec les déclarations du président américain Donald Trump, qui évoque un conflit limité.
Le Conseil suprême de sécurité nationale a confirmé la mort de Larijani, connu pour avoir défié les bombardements américano-israéliens en participant à des manifestations dans les rues de Téhéran. Ses obsèques, qui commenceront à 11 h 30 (heure de Paris), coïncident avec celles du général Gholamreza Soleimani, tué le 16 mars et des 80 militaires d'une frégate coulée par les États-Unis au large du Sri Lanka.
"Venger le sang"
Aujourd'hui, les noms de Larijani et Soleimani s'ajoutent à ceux des dirigeants iraniens éliminés par les États-Unis et Israël, dont le guide suprême Ali Khamenei, tué au début de la guerre, le 28 février. Les obsèques de Khamenei avaient d'abord été annoncées, mais ont ensuite été reportées par les autorités.
David Khalfa, cofondateur du centre de recherches Atlantic Middle East Forum, a commenté la stratégie israélienne visant à "désarticuler l'architecture politico-sécuritaire du régime" pour affaiblir son assise. Selon lui, l'objectif est "d'inverser le rapport de force entre le régime et la société iranienne, dans une perspective d'après-guerre très incertaine".
Les Gardiens de la Révolution ont déclaré qu'ils lanceraient des frappes, ayant déjà causé au moins deux morts dans la région de Tel-Aviv, en Israël, pour "venger le sang" des responsables iraniens tués. L'armée israélienne a promis le même sort à Mojtaba Khamenei, qui a pris la relève de son père comme guide suprême. Selon des sources américaines et israéliennes, il aurait été "défiguré" ou blessé lors de l'attaque ayant causé la mort de son père.
Donald Trump a mis en doute, lundi, la survie de Mojtaba, ajoutant une couche d'incertitude à la situation déjà volatile.
Lire aussi







