Le duel fratricide s'est achevé : Éric Ciotti a été élu maire de Nice lors des élections municipales, mettant ainsi un terme à près de deux décennies de pouvoir incontesté de Christian Estrosi. En obtenant 48,54 % des voix, il a marqué un tournant décisif pour la ville, la faisant basculer vers des positions d'extrême droite. Estrosi a recueilli quant à lui 37,20 %, tandis que Juliette Chesnel-Le Roux, candidate de la gauche, a atteint 14,26 %.
La scène sur le port de Nice était vibrante de joie, des partisans brandissant des drapeaux et chantant : "On a gagné !", tout en savourant la traditionnelle socca. Au micro, Ciotti a exprimé : "Je perçois un fort désir de changement après des années d'un système qui a étouffé notre ville." Il a également fait une déclaration frappante : "Nice n'appartient à personne, ni à un clan, ni à un système." Ces mots viennent après des années de tension entre lui et Estrosi, leur relation passant de mentor-mentoré à une rivalité ouverte.
Fin du duel des deux frères ennemis
Éric Ciotti, député depuis 2007 et ancien président du Conseil départemental des Alpes-Maritimes, a rompu avec les Républicains pour s'allier avec le Rassemblement national, christialisant ainsi une stratégie politique marquée par un renouvellement des alliances.
La cinquième ville de France bascule à l'extrême droite
Nice, avec une population de 355 000 habitants, fait face à des enjeux sociaux significatifs, dont plus d'un cinquième des résidents vivent sous le seuil de pauvreté. Dans sa campagne, Ciotti a mis en exergue le besoin d'un nouveau départ, tout en restant discret sur les thèmes controversés liés à l'immigration. Son équipe, bien que comprenant des membres du Rassemblement national, s'est présentée de manière plus variée et inclusive.
M. Ciotti : "La gestion des finances a été désastreuse sous l'ère Estrosi, marquée par une hausse de près de 20 % de la taxe foncière." Des plaintes et enquêtes judiciaires entourent également son prédécesseur, ajoutant à l'attrait du changement.
Avec le soutien du Rassemblement national, Ciotti prend les rênes de Nice et de son agglomération. D'autres victoires à Cagnes-sur-Mer, Menton et Vence témoignent d'une dynamique ascendante pour l'ancrage de l'extrême droite dans la région.
Ce changement de garde à Nice représente une évolution notoire dans le paysage politique français et pourrait avoir des répercussions marquées sur les politiques locales et nationales. Selon certains analystes, ce glissement vers une droite plus radicale pourrait redéfinir les priorités locales et influencer les enjeux dans d'autres régions de France.







