"Ces difficultés sont liées à des problèmes de logistique et de transport", a déclaré Maud Bregeon, ministre déléguée chargée de l'Énergie. L'Union française des industries pétrolières (Ufip) estime qu'un quart des stations-service rencontre des ruptures de stock.
Bien que la situation puisse sembler préoccupante, le gouvernement assure que tout devrait se normaliser rapidement. "Environ 18 % des stations sont actuellement en manque d'au moins un carburant", a précisé Maud Bregeon lors d'une interview sur RMC/BFMTV. Elle souligne que cela ne découle pas de la situation en Iran, mais plutôt de problèmes logistiques. "La plupart des camions ne circulent pas les dimanches ni les jours fériés", a corroboré Olivier Gantois de l'Ufip sur RTL.
"Nous ne voyons pas d'avril noir poindre"
Il est intéressant de noter que les données gouvernementales diffèrent de celles de l'Ufip. Olivier Gantois estime qu'une station-service sur quatre est touchée par des ruptures de stock. Les stations de TotalEnergies sont particulièrement impactées en raison d'une politique de plafonnement des prix, attirant ainsi un afflux important de consommateurs. Selon Maud Bregeon, "83 % des stations rencontrant des difficultés appartiennent à TotalEnergies".
Depuis le déclenchement des conflits en Iran, TotalEnergies a décidé de limiter le prix de l'essence à 1,99 euro et celui du diesel à 2,09 euros dans ses 3 300 stations à travers la France. Cette initiative a entraîné une hausse soudaine du nombre de clients, en particulier pendant les week-end prolongés. En revanche, d'après Maud Bregeon, le taux de rupture dans les autres stations-service n'est que d'environ 4 %. La crise va-t-elle s'intensifier ? Cela semble peu probable. "Les stations seront pour la plupart réapprovisionnées dès aujourd'hui (mardi)", a tenu à rassurer Olivier Gantois. "Nous ne voyons pas d'avril noir poindre ni en France ni en Europe", a-t-il conclu.







