Marine Le Pen, invitée de BFMTV, a rejeté l'idée d'une motion de censure contre l'exécutif, tout en dénonçant sa gestion désastreuse de la flambée des prix du carburant.
Lors d'une réunion des présidents de groupe à l'Assemblée nationale, Marine Le Pen a clairement indiqué que le Rassemblement national ne déposera pas de motion de censure. Le 7 avril, elle a déclaré : "Nous ne sommes plus dans cette période de censure." Toutefois, cela ne l'empêche pas d'exprimer son profond désaccord avec l'État qui, selon elle, gère la crise de manière erratique. BFMTV.
Le 1er avril, elle avait déjà critiqué le gouvernement, le qualifiant de "profiteur de crise". Elle a accusé les dirigeants de mentir sur les surplus fiscaux, même si des membres du gouvernement, comme le ministre des Comptes publics, ont admis l'existence d'un surplus temporaire, tout en précisant qu'il ne pouvait pas servir à constituer une "cagnotte" avec un déficit public de 5 %.
Marine Le Pen réclame une baisse de la TVA sur toutes les énergies
Les aides gouvernementales, pour l’heure réservées aux grands utilisateurs tels que les routiers et les agriculteurs, ne suffisent pas, selon Le Pen. Elle prône une réduction de la TVA de 20 % à 5,5 % sur toutes les énergies, qu'il s'agisse de carburant ou de gaz, bien que cette proposition ne trouve pas écho positif au sein du gouvernement.
Sur BFMTV, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a accusé Le Pen de "profiter politiquement" de la crise. En réponse, la présidente du groupe RN à l'Assemblée a affirmé : "Si le gouvernement ne veut pas prendre cela en compte, c'est son problème... mais il ne peut rien reprocher à l'opposition." En somme, la tensions entre l'exécutif et le Rassemblement national semblent loin d'être apaisées.







