Le président de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, Jérémie Patrier-Leitus, a exprimé sa position sur le litige entre Rachida Dati et l'émission Complément d’enquête de France Télévisions. Ce lundi 6 avril, il a affirmé que les éléments à sa disposition indiquent une "bonne foi" des deux parties, malgré les accusations portées par Dati selon lesquelles l'émission aurait tenté de soudoyer des membres de sa famille.
Dans une déclaration faite sur RTL, le député Horizons du Calvados a précisé : "Les documents que j’ai, notamment des e-mails, laissent entendre que les deux parties ont droit au bénéfice du doute." Cette affirmation survient suite à la réception de diverses preuves présentées par Dati et l’émission.
"Je ne suis ni procureur, ni juge", a-t-il ajouté, indiquant que son mandat n'était pas celui d'un enquêteur. Toutefois, il a reconnu la nécessité d'examiner ces accusations avec sérieux.
Des auditions se déroulant sous serment
Rachida Dati, anciennement ministre de la Culture et candidate à la mairie de Paris, avait accusé, lors d’une audition le 5 février, Complément d’enquête d'avoir "proposé, par l'intermédiaire d'un tiers, de payer un membre de sa famille pour lui extorquer des informations sur elle". En réponse, l'équipe de Complément d’enquête a vigoureusement démenti ces accusations. Tristan Waleckx, le présentateur de l’émission, a déclaré : "Nous n'avons pas versé d'argent, ni proposé de paiement à qui que ce soit dans l'entourage de Madame Dati."
Jérémie Patrier-Leitus a souligné que les auditions se déroulaient sous serment, rappelant la gravité des conséquences qu'encourraient d'éventuels faux témoignages, en vertu de la loi. Il ne dispose actuellement d'aucun contenu précis des échanges entre Dati et l'émission, mais a précisé que des éléments étaient transmis au rapporteur de la commission.
Cette enquête parlementaire, initialement lancée en fin novembre, vise à éclaircir la "neutralité" et le "financement" de l'audiovisuel public. Les auditions sont prévues pour se conclure mercredi, alors que les tensions continuent d'entourer ce dossier.







