L’armée nigériane a réussi à libérer, le 6 avril, un groupe de 31 fidèles enlevés pendant les célébrations de Pâques dans l’État de Kaduna, situé au nord-ouest du pays. L’incident tragique a également fait cinq victimes, tuées par les assaillants. Malgré un important déploiement de forces de sécurité autour des lieux de culte pour la fête religieuse, cette attaque a démontré les enjeux persistants de la sécurité dans la région.
Selon un communiqué de l’armée, les troupes sont intervenues rapidement, réussissant à déjouer une attaque visant une cérémonie religieuse dans le village d’Ariko. "Les forces ont été engagées dans un échange de feu avec les kidnappeurs, ce qui a permis de libérer les 31 otages", a déclaré un porte-parole militaire. Cependant, le climat de peur persiste, avec plusieurs attaques signalées dans la région.
Les médias locaux rapportent que deux églises, l'une catholique et l'autre évangélique, ont été ciblées, avec un bilan tragique de huit personnes tuées et plusieurs autres enlevées. Cette intensification de la violence est l’œuvre de groupes criminels appelés localement "bandits", qui opèrent dans de nombreuses régions du Nigeria. Leur modus operandi implique souvent des raids meurtriers sur des villages et l'enlèvement de civils pour des rançons, leurs actions étant renforcées par des alliances avec les groupes djihadistes du nord-est, tels que Boko Haram, qui réclament un califat.
Alors que l’armée continue d’intensifier sa présence dans cette zone pour combattre ces violences, la situation demeure préoccupante. Le gouvernement nigérian a été confronté à des critiques croissantes, même au niveau international, avec des personnalités comme le président américain Donald Trump dénonçant la situation. À plusieurs reprises, des attaques majeures ont touché des lieux de culte, attirant l’attention sur ce qu'il qualifie de "génocide" contre les chrétiens dans le pays.
En janvier dernier, plus de 170 fidèles ont été rassemblés par des bandits dans trois églises à Kaduna. Seul un nombre réduit d'entre eux a pu s'échapper, tandis que les autres ont été relâchés après des semaines de négociations. La lutte pour la sécurité dans cette région demeure critique, suscitant une mobilisation accrue des autorités, mais aussi une réelle inquiétude parmi la population, qui continue de vivre dans la peur de nouvelles violences.







