Dans la nuit du 12 au 13 avril, 170 affichages commémoratifs ont pris place rue Achard, à Bacalan, Bordeaux, en mémoire des femmes assassinées en 2025 en France. Cette initiative émane du collectif Collages féministes Bordeaux, qui œuvre chaque année pour rendre hommage à celles dont la mémoire a été négligée.
Des noms comme Sabine, 39 ans, Eléna, 37 ans, Louise, 11 ans, Gilberte, 76 ans, et Nathalie, 57 ans, figurent dans cette liste tragique, chaque nom affiché en lettres capitales noires et leur âge en encre rouge. Ce mémorial vise à éveiller les consciences face à la violence de genre et aux féminicides, qui continuent d’augmenter chaque année.
Selon le collectif, des chiffres alarmants révèlent qu’en 2024, il y a eu 141 féminicides, 136 en 2023, et 170 l’année précédente, constituant un record. Ils dénoncent une situation catastrophique évoquant « des chiffres qui glacent le sang » et qui mettent en lumière les violences systémiques que subissent les femmes, notamment celles issues de minorités : « Nous n'oublions pas les meurtres des femmes trans, exilées, précaires, handicapées et travailleuses du sexe », précisent-ils.
Le lieu choisi pour cette action n'est pas anodin. Situé près de l'arrêt de tram New York, ce mémorial vise à rappeler à chaque passant l'importance de ce combat. Une étude sur les féminicides en Gironde souligne que ce département fait partie des plus touchés par ces violences.
Le collectif #NousToutes et l’IOF (inter-orga féminicides) tiennent des comptes annuels sur ces tragédies, fournissant des données précieuses pour sensibiliser l'opinion publique sur cette problématique toujours d'actualité. Pour toute femme victime de violences, le 3919, service national de prévention et d'écoute, reste un recours précieux, gratuit et anonyme.
Le message est clair : il est temps d'agir pour mettre fin à la violence de genre et créer un environnement où chaque femme est en sécurité.







