Sur le cours Victor Hugo, le gérant du bar basque « Adiu ! » a euros 70 pots de fleurs disposés avec soin pour occuper l’espace public. Ce choix audacieux vise non seulement à embellir le quartier, mais également à dissuader les dealers qui hantent la zone depuis des années. Si cette initiative a suscité l'enthousiasme de nombre de riverains et de touristes, elle a également engendré des réactions mitigées. Des affiches critiques ont été apposées sur certains pots, dénonçant ce projet jugé inadapté par certains acteurs du quartier.
Malgré ces oppositions, le commerçant demeure résolu dans sa démarche. Il s'est inspiré de projets similaires réalisés dans d'autres villes françaises comme Nice, où la végétalisation est devenue un moyen de revitaliser l'espace urbain tout en créant un environnement plus agréable. Selon plusieurs habitants interrogés, cette initiative pourrait apporter une touche de verdure appréciable dans un secteur en quête d’amélioration.
Denis, un habitué du lieu, a exprimé son soutien : “C’est une belle façon d’embellir l’endroit et peut-être d’inciter les dealers à chercher un autre lieu.” Toutefois, certains critiques estiment que cette méthode serait insuffisante pour traiter le problème de fond. Le sociologue Pierre Dubois, de l’Université de Bordeaux, souligne que “la végétalisation peut contribuer à créer un sentiment de communauté, mais elle ne remplacera pas des actions concrètes de sécurité.”
Cette initiative à Bordeaux interpelle sur la manière dont l'espace public peut être repensé pour lutter contre des problèmes sociétaux comme le trafic de drogue. Peut-être que ce bar, avec son concept innovant, pourrait inspirer d'autres villes à envisager de nouvelles voies pour améliorer la qualité de vie des citoyens tout en réduisant les activités illégales.







