Des drapeaux arc-en-ciel ont vibré au gré des chants et des slogans à Faches-Thumesnil, une commune de la banlieue lilloise. Samedi dernier, plusieurs centaines de personnes se sont réunies pour une marche des fiertés, dont l'initiative venait d'un collectif local. Ce rassemblement faisait suite à l'annulation de l'événement par la municipalité divers droite, qui a fait état de prétendues contraintes logistiques.
Le cortège, soutenu par des groupes tels que La France insoumise et Amnesty International, a vu la participation d'environ 550 personnes, selon la préfecture du Nord. « On n’est pas le problème, votre politique si », pouvait-on lire sur certaines pancartes. La Dita Rosa, une artiste drag de Roubaix, a évoqué la décision de la mairie comme une « homophobie déguisée », ajoutant que « c’est une honte pour la liberté ».
Un drapeau retiré, un climat tendu
Cette édition, la sixième, avait été annulée par le maire Brice Lauret, élu récemment après avoir succédé à Patrick Proisy. Ce dernier avait affiché le drapeau arc-en-ciel sur la mairie, une décision qui a été rapidement annulée par son successeur, qui prône une « neutralité des édifices publics ». Les manifestants ont dénoncé cette décision, affirmant qu'elle ne faisait qu'accentuer un climat de tensions croissantes envers les communautés LGBTQIA+ à travers le pays.
Leslogs et la logistique
Dans une déclaration sur Instagram, le collectif Lille Pride a affirmé que l'interdiction de la marche ne faisait qu'ajouter au contexte de violences contre les personnes LGBTQIA+. De son côté, la municipalité a précisé qu’elle n’avait pas annulé l’événement de manière unilatérale. L'organisation de la marche avait été annoncée par la commune voisine de Ronchin, qui a informé le 14 avril qu’elle ne pourrait pas participer à la co-organisation, en citant un laps de temps trop restreint pour une telle organisation.
« Dix jours avant le jour J, la ville de Faches-Thumesnil ne pouvait pas gérer seule les « exigences de sécurité et de logistique », a ajouté le communiqué de la mairie.
Une réaction de soutien
Face à cette controverse, le préfet du Nord a exprimé son soutien au maire, condamnant les menaces qui ont suivi la médiatisation de l'événement. Cette affaire a mis en lumière la nécessité d’un dialogue ouvert et inclusif sur les questions LGBTQIA+ dans la région.







