Le phénomène de vandalisme ciblant les radars en France atteint des proportions inquiétantes. Actuellement, 15 % des 4 700 radars fixes sont hors service, entraînant un coût exorbitant de 20 à 40 millions d'euros par an, sans compter les implications sur la sécurité routière.
Avec un radar sur sept hors d'usage, les autorités constatent une montée en flèche des actes de vandalisme. Environ 15 % des appareils installés en France ne fonctionnent plus, comme l'indique France Info. Les Bouches-du-Rhône sont particulièrement touchées, avec des radars incendiés à plusieurs reprises, témoignant d'une méthode d'opération récurrente : des morceaux de bois et des chiffons enflammés autour des dispositifs pendant la nuit. Ces appareils, devenus inutilisables, restent hors-service pendant des semaines.
Un sentiment partagé parmi les automobilistes
Les avis divergent parmi les conducteurs. Si certains condamnent ces actes destructeurs, d'autres les comprennent, voire les justifient. "Le nombre de radars est excessif et leur positionnement semble souvent motivé par des objectifs financiers", déclare un automobiliste. En réponse, la gendarmerie a lancé un appel à témoins pour retrouver les responsables. Ce problème ne se limite pas aux Bouches-du-Rhône : dans le Sud-Ouest, des vidéos montrant la destruction de radars ont défrayé la chronique à l'été 2025. Ces actes soulèvent des inquiétudes concernant la sécurité routière. "La recherche montre que l'emplacement des radars influence le comportement des conducteurs sur ces tronçons", analyse le commandant Arnaud Boque-Lazdinis, chef d'escadron à la gendarmerie du Vaucluse.
Une guerre coûteuse pour les collectivités
Le coût de remplacement d'un radar peut varier considérablement : de 500 euros pour une simple vitre brisée à 200 000 euros pour une reconstruction complète d'un appareil haut de gamme, comme le signale le site du gouvernement www.securite-routiere.gouv.fr. Globale, la facture annuelle s'élève entre 20 et 40 millions d'euros, représentant des fonds qui auraient pu être investis dans la sécurité routière et l'amélioration des infrastructures pour sauver des vies, déplore Jean-Yves Lamant, président de la Ligue contre la violence routière, dans un reportage de France Info. Les sanctions encourues par les vandales peuvent aller jusqu'à 75 000 euros d'amende et cinq ans de prison. En cas de récidive ou d’actions coordonnés, les peines peuvent atteindre 100 000 euros et sept ans d’incarcération.







