La semaine dernière, la société Fibre Excellence, propriétaire des deux dernières usines de pâte à papier en France, a été placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Toulouse. Cette décision, intervenue le 27 avril, laisse à l'entreprise une période d'observation de six mois pour trouver un repreneur.
Employant environ 670 salariés, Fibre Excellence a déclaré une cessation des paiements le 15 avril, suscitant de vives inquiétudes concernant l'avenir de ses sites opérationnels à Saint-Gaudens et Tarascon. Laurent Quinto, délégué CGT de l'usine de Tarascon, a souligné que bien que cela soit « mieux qu'une liquidation », les délais accordés paraissent insuffisants pour sauver l'entreprise. Il a donc lancé un appel à la mobilisation des travailleurs.
Pour la direction de Fibre Excellence, l'initiation de la procédure de redressement judiciaire représente la meilleure option pour assurer la continuité des activités et promouvoir des solutions viables à long terme. Les membres de l'intersyndicale, composée de la CGT, FO, et CFDT, se réunissent régulièrement pour discuter des meilleures stratégies pour soutenir les salariés et garantir la pérennité des usines.
Ce contexte critique intervient alors que la métropole Aix-Marseille-Provence cherche à gérer un déficit de 123 millions d’euros, problématique qui alimente les débats sur le prix des transports et l'impact de la situation économique sur les petites usines, comme le souligne Gilles Marcel de France Nature Environnement, lors d'une récente interview sur ICI Provence.
La solidarité et la mobilisation des salariés sont essentielles pour faire face à cette crise. La suite des événements dépendra de la capacité de Fibre Excellence à attirer de nouveaux investisseurs, mais également du soutien de la communauté et des institutions locales.







