Le raccordement de la Sud III au pont Flaubert, dans le sens sud-nord, doit être opérationnel d'ici la fin de juin 2023. Ce projet, initié en 2019, touche à sa fin, après l'ouverture de l'axe nord-sud en avril 2025. Jean-Luc Rolland, chef de projet à la Dreal Normandie, déclare : "On est dans les dernières finitions de ces travaux". Les installations restantes comprennent l'ajout de panneaux de signalisation, de bandes blanches, ainsi que de glissières de sécurité et de protections phoniques.
Actuellement, pour rejoindre l'A150 depuis l'A13, les usagers doivent passer par le rond-point de la Motte. Jean-Luc Rolland avance : "Ces deux voies disparaîtront pour laisser place à une voirie apaisée et à des pistes cyclables". Une nouvelle phase de travaux devrait commencer cet automne.
Avec un pic de 120 ouvriers présents simultanément, le chantier a nécessité l'acheminement de 300 000 matériaux. Ces travaux visent à "améliorer les conditions de circulation", indique Rolland. "La Sud III supporte environ 60 000 véhicules par jour, avec 6 000 poids lourds. L'objectif est également d'améliorer le franchissement de la Seine et d'optimiser la circulation entre les rives".
Dernier projet routier financé par la région
Ce projet de raccordement comprend des bretelles de sortie sur les deux axes. Pascal Gabet, directeur interdépartemental des routes nord-ouest, précise que "l'aménagement du quartier Flaubert servira d'interface entre Rouen, son centre et le pont Flaubert". Le coût total de ce chantier est évalué à 180 millions d'euros, financé en grande partie par l'État (50 %), suivi de la région Normandie (25 %), de la métropole de Rouen et du département de la Seine-Maritime.
Hervé Morin, président de la région, affirme que "c'est le dernier projet routier que la région financera ces prochaines années", en raison de la réduction des ressources de l'État, qui se chiffre à 180 millions d'euros. Morin souligne également que le contournement Est de Rouen semble être abandonné, déclarant : "Le gouvernement l'a quasiment enterré. On attend qu'il prenne ses responsabilités et nous le dise". Son souhait est maintenant d'orienter les investissements vers le ferroviaire, un domaine jugé prioritaire.







