La préfecture des Bouches-du-Rhône a pris la décision d'organiser une battue aux sangliers au parc Athéna, situé au nord-est de Marseille, ce mardi. Ce parc, prisé des familles pour son espace vert et sa zone de jeux, est également un lieu où les sangliers se rassemblent pour s'abreuver. Face à une population animale grandissante, la préfecture a jugé nécessaire d'intervenir. Selon ICI Provence, ces animaux explorent de plus en plus les zones habitées, augmentant ainsi le risque d'accidents.
Cette mesure n'est pas une première. Le besoin de réguler la population de sangliers est devenu une problématique courante dans cette région. La chaleur intense qui caractérise la Provence exacerbe la situation, amenant les sangliers à chercher des points d'eau, comme ceux du parc Athéna. Pour garantir la sécurité des usagers, la préfecture a donc fermé l'espace pendant près de trois heures, entraînant des réactions partagées parmi les visiteurs habituels.
Combien d'animaux tués ?
Lorsqu'interrogée par ICI Provence, la préfecture n'a pas divulgué le nombre exact de sangliers abattus. Cette action a toutefois soulevé des interrogations et des avis divergents parmi les usagers du parc. Un retraité, croisé lors de sa promenade, a exprimé son inquiétude : « En me promenant, j'ai remarqué des traces laissées par les sangliers. Ils viennent surtout la nuit, et je crains qu'un accident ne se produise si aucune mesure n'est prise. »
Laëtitia et François, parents de six enfants, se sont montrés à la fois surpris et soulagés par cette intervention : « Nous venons souvent ici en famille, et c'est vrai qu'il y a des enfants. Si des sangliers se sentent menacés, cela peut devenir dangereux. »
Abattre des animaux, les déplacer ou les stériliser ?
Les opinions sur le sujet sont divisées, notamment parmi les jeunes du collège André Malraux, voisin du parc. Un élève a déclaré : « Dans un parc aussi fréquenté, c'est une vraie problématique. » Tandis qu'un autre a suggéré d'opter pour un déplacement des animaux au lieu de leur abattage. Certains jeunes se sont même prononcés pour des méthodes moins violentes, comme la stérilisation, mais ont reconnu la complexité de ces solutions. « Il faut anesthésier les sangliers, et où les relâcher sans risquer des rencontres avec des habitations ? C'est une question compliquée, » a ajouté un camarade.
Cette situation met en lumière le besoin de trouver des solutions équilibrées pour gérer la cohabitation entre faune sauvage et population urbaine. Alors que la sécurité des familles est une priorité, le traitement des animaux, lui, demeure un sujet délicat, qu'il faudra adresser avec soin.







