A Bédarrides, le pont roman ne rouvrira pas comme prévu le 1er juin, mais il faudra attendre jusqu'au 1er août. Cette réouverture est cruciale pour les agriculteurs qui se retrouvent contraints à emprunter un détour de 28 km pour accéder à leurs champs. Les conséquences de ce retard sont particulièrement ressenties en cette période de moissons.
Les agriculteurs souhaitent passer rapidement sur le pont
Laurent Mus, agriculteur local, admet que le détour est difficile à vivre. "Nous devrons rouler 28 kilomètres au lieu d'emprunter le pont. C'est une lourde contrainte qui impacte notre travail. Chaque minute sur la route, c'est une minute loin de nos cultures", explique-t-il. Les travaux en cours étaient censés se terminer plus tôt, mais la découverte de vestiges de calade a prolongé le processus. La mairie, en concertation avec les exploitants, vise à obtenir une gestion efficace des prochains travaux.
Impact sur la vie locale et la saison estivale
Les retards affectent également le commerce local. Valérie, la boulangère, voit sa clientèle diminuer de moitié. "Avant les travaux, environ 5 000 voitures passaient devant ma boutique chaque jour. Ce chiffre a chuté drastiquement. Je fais de mon mieux pour maintenir l'activité", déclare-t-elle. Les parents d'élèves de l'école située à proximité doivent aussi faire face à des bouchons dus à ces déviations.
Le maire espère rouvrir le pont au 1er août
Guillaume Taddio, le maire de Bédarrides, a proposé que le pont reste fermé durant l'été pour éviter un second chantier immédiat après une ouverture temporaire. "Nous avons pris cette décision en concertation avec les commerçants et les agriculteurs. Il est essentiel d'achever les travaux avant la rentrée scolaire", précise-t-il. Il espère aussi que la réouverture du pont renforcera l'attrait touristique de la commune.
Les travaux de réfection, qui incluent la restauration de la calade historique, devraient transformer le pont en un atout visuel et fonctionnel pour Bédarrides.







