depuis le 30 mai 2026, la sncf s'engage dans un projet ambitieux à cléveyson, situé dans la drôme, afin de revitaliser la ligne à grande vitesse reliant lyon à marseille. pour un coût de 26 millions d'euros, cette opération vise à remplacer six aiguillages vétustes, essentiels à la sécurité et à l’efficacité des trajets.
à claveyson, l'harmonie habituelle des TGV a cédé la place aux importants engins de chantier. ces travaux, organisés sur quatre week-ends consécutifs, s'inscrivent dans une stratégie connue sous le nom d’"opérations coup de poing". durant ces intervalles, la circulation est complètement suspendue pour permettre aux équipes de faire leur tâche sans interruption. gaëtan serrurier, directeur des travaux chez eiffage rail, souligne : "nous avons 29 heures pour restaurer la voie, et ce week-end, deux aiguillages doivent être installés".
un chantier mené "au millimètre près"
au total, près de 500 mètres de voies doivent être renouvelés. sur le site, les anciennes installations sont soigneusement découpées et démontées. la couche de ballast, constituée de larges pierres stabilisant les rails, doit aussi être remplacée. les nouveaux aiguillages, préassemblés plusieurs jours avant le début des travaux, sont mis en place avec une précision extrême. gaëtan serrurier ajoute : "les portiques nous aident à positionner l'appareil avec une exactitude remarquable".
160 mètres de long, 150 tonnes
cette rigueur est indispensable sur une ligne où les TGV atteignent des vitesses de 300 km/h. cependant, installer ces équipements, pesant parfois jusqu'à 150 tonnes et mesurant 160 mètres de long, représente un défi. ces travaux sont indispensables, car, selon françoi-xavier grimet de la sncf, la détérioration naturelle des aiguillages conduit à une augmentation des coûts de maintenance. "si nous ne faisons rien, cela pourrait engendrer des ralentissements et affecter le service".
un impact limité pour les voyageurs
durant la durée des travaux, les TGV sont temporairement redirigés vers la ligne classique. cette adaptation occasionne une réduction de vitesse, où les trains circulent à 170 km/h au lieu de 300 km/h sur un tronçon de deux kilomètres, et cela jusqu'à juillet, avant de revenir aux normes habituelles. néanmoins, pour les passagers, l’impact demeure minime. selon richard lopez, directeur de l'unité opérationnelle de travaux, "les trains mettent seulement trois ou quatre minutes de plus, mais cela ne change rien à leur ponctualité".
ces travaux significatifs, tout en nécessitant des ajustements, visent à renforcer l'infrastructure ferroviaire de notre pays et à assurer une expérience de voyage optimale aux usagers.







