Selon les déclarations de l'élue, des coups lui ont été portés. La mairie de Paris a décidé de porter plainte suite à cette agression qui s'est produite pendant une tentative d'intimidation orchestrée par des militants d'extrême droite visant à bloquer l'accès à une œuvre prévue pour Nuit Blanche. Au cœur de cette agitation, l'œuvre "Sous la peau du ciel", réalisée par l'artiste Marie-Luce Nadal, a finalement pu être présentée grâce à l'intervention rapide des forces de police.
Le collectif a également mené une prière de rue près de l'église Saint-Laurent, propriété de la Ville, où l'agression a eu lieu. La maire Alexandra Cordebard a expliqué sur X : "J'ai été bousculée avec mon équipe. J'ai personnellement reçu des coups de la part de ces individus, qui voulaient nous empêcher d'entrer".
La ville défend la liberté artistique
Dans un communiqué, la mairie a réaffirmé son soutien indéfectible à l'artiste et son engagement envers la liberté d'expression artistique. "La Ville s'oppose fermement à toute forme de fondamentalisme qui menace le monde culturel", a-t-elle ajouté. Pour la municipalité, la protection de la culture reste une priorité face à des tentatives d'intimidation.
Un collectif aux origines controversées
Le député Pouria Amirshahi a dénoncé le rôle du groupuscule d'extrême droite Civitas, qui a été dissous par le gouvernement en 2023, dans cet incident. Civitas avait expressément appelé à perturber cette édition de Nuit Blanche, dont la directrice artistique est la DJ Barbara Butch, déjà cible de cyberharcèlement.
Les tensions autour de cet événement soulignent un climat de division croissant en France, où la lutte pour la liberté d'expression culturelle se heurte à des idéologies conservatrices. Les réactions du public et des experts suggèrent que des mesures de sécurité plus strictes pourraient être nécessaires pour protéger des événements artistiques à l'avenir.







