Des insultes et des menaces : près de 1 700 cas de violence envers des soignants ont été recensés en 2024 dans la région PACA. Ce mardi 9 juin, un plan régional de sécurité a été dévoilé à Aix-en-Provence, au sein de la Maison de santé pluriprofessionnelle d'Aix Encagnane.
Dans cet établissement, une infirmière a récemment décidé de démissionner, ressentant un profond sentiment d'insécurité. Bien qu'elle n'ait pas été directement agressée, des menaces pesaient sur ses collègues. "J'ai été menacée de mort après avoir refusé d'accorder un arrêt de travail. Nous sommes souvent confrontés à des personnes toxicomanes qui nous demandent des prescriptions", témoigne Hélène Suppiot, médecin généraliste.
Dans le cadre de ce plan, des bornes d'appel d'urgence seront progressivement installées à l'entrée et dans les salles de soins. En cas de problème, les médecins pourront rapidement alerter un centre d'appels, qui, à son tour, fera intervenir les forces de l'ordre.
Lors de cette présentation, d'autres mesures ont aussi été évoquées, notamment des dispositifs de sécurité qui seront mis à disposition selon les besoins des établissements de santé. Yann Bubien, directeur général de l'ARS PACA, a indiqué : "Nous mettons en place des vitres sécurisées et des systèmes de vidéoprotection dans les hôpitaux et centres de santé". Un budget de 4 millions d'euros a été alloué pour cette initiative cruciale.
Une augmentation alarmante des plaintes déposées par les soignants
Malgré le contexte inquiétant, le nombre de plaintes reste en deçà de la réalité, comme l'a souligné le préfet de région, Jacques Witkowski. À peine 30% des agressions sont signalées aux autorités. "Chaque professionnel de santé victime doit être encouragé à faire connaître les incidents. Même une insulte peut avoir des conséquences graves si elle est laissée sans réponse", a-t-il ajouté. Pour sensibiliser le public, une campagne de communication est prévue afin de rappeler aux patients l'importance de respecter les soignants.
Ce nouveau dispositif de sécurité représente une avancée significative pour la protection des soignants confrontés à la violence au quotidien. En tant qu'acteurs de la santé, leur sécurité doit être une priorité pour garantir un environnement de travail serein et sécurisant.







