Les conseils de classe ont eu lieu dans plusieurs établissements du Var et des Bouches-du-Rhône, et pour certains élèves, les notes sont déjà figées depuis la fin mai. Cette situation amène de nombreux parents à s'interroger sur la motivation de leurs enfants à poursuivre les cours.
Alors que les vacances d'été commencent officiellement le 4 juillet 2026, des élèves dispensés d'examens semblent avoir la tête ailleurs. Dans plusieurs collèges et lycées de la région, des conseils de classe se sont tenus début juin, rendant difficile l'engagement des élèves jusqu'à la fin de l'année scolaire. Cela provoque une frustration croissante chez les familles.
« Sans les notes, c'est difficile de garder mon fils mobilisé », explique Alice, mère d'un élève de 6e ayant eu son conseil début juin. Valérie, dont la fille est en Seconde, partage ce constat : « Elle a fini les cours depuis un bon moment ! Son conseil a eu lieu début juin, et son désinvestissement est flagrant. »
Fabrice, dont la fille Elsa est également en sixième, témoigne : « Je ne me souviens pas que les notes s’arrêtent aussi tôt dans ma scolarité. Depuis le conseil, il a été compliqué de motiver ma fille à aller au collège. » Il ajoute que certains professeurs ont même permis à leur classe de rester dans la cour pour s’amuser, au détriment des objectifs pédagogiques.
Des conseils de classe avancés pour les 3e et les 2de
Le rectorat de Nice, qui gère le Var, précise que ces conseils de classe précoces visent à donner du temps aux parents pour formuler d’éventuels recours, comme l'indique un communiqué de ICI Provence. Les conseils pour les élèves de 3e et 2de doivent se tenir à partir du 2 juin 2026, tandis que ceux pour les 6e, 5e et 4e sont programmés entre le 22 et le 29 juin.
Cependant, il semble que toutes les écoles ne respectent pas ces directives. La rectrice de l'académie de Nice n'a pas souhaité commenter cette situation au micro d'ICI Provence.
La "reconquête du mois de juin à la maison"
Pour de nombreux parents, l’idée de reconquérir le mois de juin, défendue par l'ancien ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer, semble vouée à l'échec. Valérie déplore : « C'est plutôt une reconquête à la maison. »
Cécile insiste sur le fait que la lourdeur des programmes scolaires soulève des questions sur la durée de l'année académique. « Au regard de tout ce que nos enfants doivent apprendre, l'année scolaire est-elle trop courte ? Ils ont trois mois de vacances consécutifs ! »
Selon les estimations du syndicat SNES-FSU, entre 30 % et 40 % des élèves dans les collèges et lycées auraient terminé leurs cours bien avant la date officielle, exacerbant ainsi la problématique de la motivation dans les dernières semaines scolaires.







