Lors du dernier Conseil Municipal de Nice, la majorité dirigée par Eric Ciotti a annoncé son intention de revoir la législation actuelle encadrant les meublés touristiques, notamment les locations Airbnb. Cette initiative vise à revenir sur les restrictions imposées par l'ancienne équipe municipale, avec le soutien de l'opposition de gauche.
De 90 à 120 jours
Le premier changement proposé concerne la location de la résidence principale. Actuellement, les propriétaires ne peuvent louer leur appartement que 90 jours par an. La nouvelle législation proposée augmenterait cette limite à 120 jours. Ce changement suscite des inquiétudes, notamment chez les membres de l'opposition de gauche, qui critiquent le manque de logements disponible pour les résidents. Par ailleurs, un autre point de contestation réside dans le souhait d'Eric Ciotti de prolonger la durée d'autorisation de location des appartements secondaires de 3 à 5 ans non renouvelables. Pour les élus de gauche, il s'agit d'une aberration qui accentue la crise du logement à Nice.
Plus d'Airbnb par quartiers
Un troisième changement a trait aux quotas par quartier. Bien que ceux-ci soient maintenus, une augmentation est planifiée : 20% de locations Airbnb supplémentaires dans le Vieux Nice, 8% supplémentaire en centre-ville et à l'Ouest. En revanche, des quotas seront réduits de 11% sur le Mont-Boron et au Port. Cette décision a été interprétée par la gauche comme une protection des quartiers aisés, au détriment des zones plus populaires. Cette situation soulève des questions quant à l'impact des décisions sur l'accessibilité au logement pour les habitants de Nice.
Face à ces propositions, l'opposition de droite souligne que ces changements pourraient favoriser les grandes entreprises au détriment des petits propriétaires. De son côté, Charles-Ange Ginésy, président du département des Alpes-Maritimes, a exprimé son soutien à la Maison Départementale de l'Environnement et de l'Observation, qui a été inaugurée récemment à Valberg. Cette initiative démontre un engagement parallèle en faveur de l'environnement et du développement local.
Alors que le débat sur la régulation des meublés touristiques se intensifie, les élus et les citoyens de Nice restent attentifs aux impacts que ces mesures pourraient avoir sur le marché immobilier local et sur la communauté.







