Lors d'un entretien exclusif avec VA+, le journaliste et producteur Éric Morillot aborde les dernières révélations d'une commission d'enquête parlementaire dédiée à l'audiovisuel public. Dans un environnement où les milliards d'euros d'argent public sont en jeu, Morillot dénonce un système qu'il juge opaque et largement déconnecté des Français.
Après plusieurs mois d'auditions où ont été entendus les dirigeants de France Télévisions et de Radio France, ainsi que divers acteurs médiatiques, Morillot a coécrit avec Michel Goldstein un ouvrage intitulé Les intouchables de l'audiovisuel public, publié aux éditions de L'Artilleur.
Dans son entretien, Morillot souligne que l'intégrité de l'audiovisuel public pose une question fondamentale : comment est utilisé l'argent public dans un système si complexe ? Selon lui, il est légitime que les citoyens s'interrogent sur cette question, d'autant plus que le financement provient toujours d'impôts, malgré la suppression de la redevance télévisuelle.
Morillot met également en lumière une certaine connivence entre producteurs, dirigeants et figures médiatiques, citant des noms tels que Nagui et Patrick Cohen. Il souligne que la récente commission d'enquête a révélé des circuits décisionnels peu transparents qui empêchent le public de comprendre la réalité de ce secteur.
Un autre point crucial de l'entretien concerne la supposée partialité politique des médias du service public. Morillot affirme que certains contenus, en particulier de Radio France et France Télévisions, affichent une ligne éditoriale progressiste, une affirmation soutenue par l'ancienne directrice de France Inter, Laurence Bloch.
Pour lui, il est impératif de refondre le cahier des charges de l'audiovisuel public, allant au-delà d'un simple débat sur la privatisation. Il préconise une remise en question des missions du service public, arguant que "tout est politique dans l’audiovisuel" et qu'une redéfinition de la neutralité et du pluralisme s'impose.
Dans cet entretien riche en révélations, Morillot évoque également des affaires emblématiques, telles que les dépenses liées au festival de Cannes et son propre conflit avec l'émission Quelle époque !, où il accuse ses producteurs d'avoir utilisé des images de sa chaîne Les Incorrectibles sans respecter les règles.
Ce dialogue approfondi jette un éclairage nouveau sur l'audiovisuel public en France, soulevant des questions cruciales sur sa gouvernance et ses valeurs, et plaidant pour une réforme en profondeur.
Les intouchables de l’audiovisuel public: les révélations chocs de la commission d’enquête, de Michel Goldstein et Éric Morillot.








