REPORTAGE. À l’arrivée de la haute saison estivale, les autorités maritimes ont entrepris une vaste opération de vérification, le 2 juillet dernier, au large de Porquerolles et de la presqu'île de Giens. Cette initiative concernait divers éléments tels que le matériel de sécurité, les équipements requis, les réglementations de pêche et la vitesse de navigation. Nous avons plongé au cœur de cette mission, où les équipes sont dévouées à garantir la sécurité en mer.
« Savez-vous où se trouve votre second coupe-circuit ? » demande l’un des agents lors d’un contrôle. Un plaisancier, un peu perplexe, fouille ses affaires avant de retrouver cet équipement essentiel. Une situation similaire se dessine avec une lampe étanche, présente mais sans pile. Bien que les gilets de sauvetage soient conformes aux exigences réglementaires, leur accessibilité rapide et leur bonne utilisation demeurent primordiales. Un couple de navigateurs, naviguant depuis trois décennies, affirment n'avoir jamais été soumis à un tel contrôle. De jeunes motonautes, pris de court, s’interrogent : « Contrôle de quoi ? Il y a même des contrôles en mer ? » Un autre plaisancier, surpris, apprend quant à lui que la réglementation encadre également la pêche de loisir concernant les espèces qu'il peut conserver.
A LIRE
Noyades, alcool, vitesse : le gouvernement annonce de nouvelles sanctions pour les plaisanciersLe 2 juillet 2026, le vice-amiral d’escadre Christophe Lucas, préfet maritime de la Méditerranée, a supervisé l’opération « Sécurité Mer », orchestrée par la Direction départementale des territoires et de la mer du Var (DDTM 83). Cette initiative s'inscrit dans un cadre de coordination entre divers services de surveillance, incluant les Affaires maritimes, la Gendarmerie maritime, ainsi que la Police nationale et municipale. L’objectif principal : engager toutes les parties prenantes de la mer (navires de loisir, moyens de transport maritime et pratiquants de sports nautiques) à respecter scrupuleusement la réglementation maritime locale et générale. Ce projet est également le prolongement d’une campagne de sensibilisation sur la sécurité des activités nautiques, lancée à Toulon par Catherine Chabaud, ministre déléguée à la Mer, le 26 mai dernier.
Matériel indispensable à bord
En suivant les agents de surveillance aux abords de Porquerolles, un constat s’impose : la majorité des plaisanciers sont de bonne foi. Ils ont acquis l’équipement requis, mais peu connaissent son importance ou même son emplacement. L’immatriculation doit être clairement visible sur le tableau de bord, un second coupe-circuit, un extincteur et une lampe étanche doivent être en état de fonctionnement et facilement accessibles. Chaque passager devrait également avoir un gilet homologué à disposition. Ces règles peuvent sembler administratives, mais elles prennent tout leur sens lorsqu’une situation d’urgence survient, que ce soit une chute à l’eau ou une panne de moteur, alors que la nuit tombe. Selon le quotidien Le Monde, l’ignorance des règles de sécurité en mer pourrait être fatale et appelle à une meilleure éducation des usagers.







