Une récente enquête menée par OpinionWay pour Tonies France révèle que 91 % des parents français ont pris des résolutions pour 2026. Dans un contexte de fatigue parentale exacerbée par la pression numérique, ces engagements illustrent le désir croissant de maîtriser le quotidien familial.
La principale préoccupation des parents concerne l'autonomie de leurs enfants. En effet, 45 % des interrogés souhaitent que leurs enfants deviennent plus indépendants, devançant le besoin de calme (36 %) et l'implication dans les tâches ménagères. Selon sociologues et psychologues, cette volonté de responsabiliser les enfants sans rigidifier l'éducation contribue à créer un environnement familial plus stable et structuré.
Les écrans au cœur de la réflexion familiale
La question des écrans demeure primordiale, surtout avec l'initiative récente d'Emmanuel Macron visant à interdire l'usage des téléphones portables au lycée. Près de 39 % des parents envisagent de réduire le temps d'écran de leurs enfants d'ici 2026. Les parents de catégories populaires, particulièrement vigilants face à cette exposition numérique, affirment souvent que leurs enfants y sont plus confrontés durant leur scolarité.
Ce désir de réduction des écrans ne traduit pas nécessairement un rejet de la technologie, mais plutôt un besoin urgent de poser des limites claires. La recherche menée par le Centre National de la Sécurité Routière (CNSR) souligne également que l'exposition excessive aux écrans peut engendrer des problèmes de concentration et des troubles du sommeil chez les jeunes.
Les résolutions des parents pour eux-mêmes reflète aussi cette dynamique. Ainsi, 34 % souhaitent cultiver plus de patience, tandis que passer plus de temps avec leurs enfants et ralentir le rythme de vie figurent également en tête de liste. Les parents mettent donc l'accent sur des routines harmonieuses, avec 46 % d'entre eux citant la gestion des tâches domestiques comme une priorité.
Il convient de noter que ces priorités évoluent avec l'âge des enfants. Pour les parents d'enfants plus jeunes, les préoccupations gravitent autour du coucher et du comportement, tandis que les aspirations à l'autonomie deviennent plus marquées à l'entrée à l'école primaire.
Ces résultats sont en accord avec ceux d'études précédentes, indiquant un recentrage sur les valeurs familiales et relationnelles. Selon un rapport de l'Institut National des Études Démographiques (INED), la dynamique familiale est désormais considérée comme essentielle pour le développement harmonieux des enfants.







