Dès le 1er janvier 2026, les Marseillais ne pourront louer leur résidence principale que 90 jours par an. Cette décision vise à répondre à la crise du logement qui touche de nombreux habitants de la cité phocéenne, où la difficulté à trouver un logement abordable est de plus en plus pressante.
La mairie espère ainsi diminuer l'influence des plateformes de location comme Airbnb. Selon Patrick Amico, adjoint au logement, cette mesure fait partie d'un effort plus large pour protéger les locataires face à un marché immobilier jugé trop inaccessibile.
Actuellement, Marseille compterait entre 12.800 et 12.900 logements sur Airbnb, une situation que de nombreux résidents jugent problématique. Dans le célèbre quartier du Panier, des habitants se plaignent d'une ambiance de plus en plus touristique, rendant leurs quartiers moins agréables à vivre. Suzanne, une résidente, témoigne : "Avant, on se disait bonjour en faisant nos courses. Aujourd'hui, il n'y a que des touristes."
Les nuisances ne se limitent pas à une perte de convivialité. Mehdi, qui habite dans un immeuble avec des locations saisonnières, déplore le bruit et les fêtes fréquentes, soulignant que ces vacanciers manquent de respect pour le mode de vie local. Son désespoir face à la recherche d'un logement souligne l'urgente nécessité de cette nouvelle réglementation.
Les mesures pour encadrer les locations de courte durée ne sont pas nouvelles : depuis 2025, les propriétaires de résidences secondaires doivent désormais payer une compensation à la municipalité. D'après Patrick Amico, cela a conduit à une réduction significative des demandes de transformation de logements familiaux en locations meublées touristiques.
Ces efforts, bien que louables, sont jugés insuffisants par certains. Mehdi appelle à une priorité pour les Marseillais dans le domaine du logement. Avec les élections municipales en approche, la question sera sans doute au cœur des débats, mais les solutions concrètes restent à définir.
Le cadre légal évolutif pour les locations saisonnières à Marseille pourrait ainsi marquer un tournant dans la gestion du logement dans la ville, entraînant une dynamique souvent citée par des études d'organismes comme l'INSEE, qui soulignent l'importance de maintenir un équilibre entre tourisme et qualité de vie locale.







