Dans les quartiers nord de Marseille, une situation explosive agite les habitants d'une résidence ordinaire. Depuis 2021, plusieurs résidents accumulent des contraventions pour stationnement gênant, devenant victimes d'un système jugé inéquitable. Les plaintes déposées contre deux policiers résidant sur place, soupçonnés d’avoir orchestré cette série d’amendes, révèlent un climat de tension croissant.
Halima, mère célibataire, partage son désespoir : "Chaque mois, 1025 euros sont prélevés sur mon salaire. J'ai contesté les amendes à 135 euros que ce policier m'infligeait jusqu'à cinq fois par semaine. Parfois, je peine à remplir le frigo." De même, Kamel, un autre résident, raconte que ses contraventions, dressées tard dans la nuit, lui ont été ponctionnées sans qu’il ait jamais eu l'occasion de se défendre. "Le trésor public a siphonné mon compte d'office. C'est illégal", affirme-t-il.
Bien que les amendes aient cessé depuis la plainte, la lutte continue. Djamila, qui n'a été verbalisée qu'une seule fois, se retrouve avec une amende majorée et des frais d’huissier exorbitants. "Je dois désormais payer 1500 euros pour récupérer une somme injuste. Ce n'est pas juste!" clame-t-elle.
Les résidents, unis dans leur indignation, appellent le procureur de la République de Marseille à intervenir pour mettre un terme à ces abus. "Nous sommes punis quotidiennement. Nous souhaitons que justice soit faite, pas seulement pour obtenir des réparations financières, mais pour mettre fin à ce cauchemar", déclare Halima.
Experts et observateurs soulignent que de tels abus ne sont pas isolés. La question des contraventions abusives dans des zones sensibles comme les quartiers nord de Marseille a été évoquée par plusieurs médias nationaux. L'Institut National de la Statistique et des Études Économiques (INSEE) indique que ces secteurs sont souvent sous-vigilés, générant des tensions entre résidents et forces de l’ordre.
La revendication est claire : les résidents espèrent l'annulation totale de leurs contraventions, avec l'espoir de recevoir compensations et mesures disciplinaires contre ce qu'ils qualifient d'harcèlement. "Il faut que ça s'arrête! Nous voulons clôturer ce chapitre et avancer", conclut Djamila, reflétant le sentiment général d'injustice au sein de cette communauté.







