Le procès de Cyril Z., un ancien professeur de danse et hypnothérapeute d’Aix-en-Provence, s'ouvre ce lundi. Accusé d'avoir drogué puis violé 14 femmes entre 2010 et 2021, cet homme de 47 ans est au cœur d'une affaire qui suscite une vive émotion en France.
Décrit par son avocate comme un homme qui reconnaît ses actes, Cyril Z. apparaissait sur les réseaux sociaux comme un professionnel promettant d'aider les gens à surmonter leurs douleurs et addictions par l'hypnose. Pourtant, les enquêtes ont révélé un mode opératoire inquiétant. Sous prétexte de thérapie, il aurait administré des substances comme le zolpidem à plusieurs de ses victimes, les plongeant dans un état de vulnérabilité extrême, souvent propice à l'abus.
Un prédateur méthodique
Suite aux investigations, il a été établi que les victimes étaient souvent des proches, des amis avec qui il avait tissé des liens de confiance. Malheureusement, ce lien s'est transformé en piège. Les femmes se réveillaient après avoir subi des actes traumatisants, parfois filmés à leur insu.
Soulignant la gravité de cette affaire, Marylou Diamantara, avocate de plusieurs parties civiles, a déclaré : "C'est un dossier d'une violence inouïe." Elle évoque un schéma récurrent chez l'accusé, qui a su se préparer méticuleusement : obtenir des ordonnances et conserver silencieusement des preuves de ses actes criminels.
"Ce n’est pas le violeur que l’on croise après une soirée. Il s'agit d'un criminel en série qui a opéré dans l'ombre pendant deux décennies," a-t-elle précisé, révélant l'ampleur des dégâts causés par ses actes. Les experts en psychologie insistent sur le fait que ce type de comportement s’inscrit souvent dans un schéma de manipulation, démontrant une incapacité à reconnaître le consentement.
Ce procès, qui devrait durer plus de deux semaines, s’inscrit dans un contexte plus large de lutte contre les violences sexuelles. Chaque témoignage des victimes est un pas vers la justice et une prise de conscience nécessaire face à des comportements aussi dévastateurs. Les conséquences de ces actes vont bien au-delà des victimes immédiates, touchant également leurs familles et amis. Cette affaire met en lumière des failles dans la protection des victimes, rappelant l'urgence de renforcer les mesures de prévention et d'éducation en matière de consentement et de respect.







