Les déclarations des gérants du bar Le Constellation, rendu public, dévoilent leur version des événements qui ont suivi l’incendie dévastateur ayant fait 40 morts et 116 blessés. Ce drame s'est produit dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, et les gérants Jacques et Jessica Moretti ont été interrogés par les enquêteurs presque immédiatement après les faits.
"Je suis profondément désolé de ne pas avoir pu protéger mes clients", a exprimé Jacques Moretti, des mots empreints d'émotion recueillis dans les heures qui ont suivi l'incendie. Selon une enquête ouverte pour homicide par négligence, des questions se posent sur les mesures de sécurité en place dans l’établissement, notamment l'absence d'alarme incendie, comme l’ont rapporté nos collègues de Valeurs Actuelles.
Le 3 janvier, l’enquête judiciaire a débuté, et le 9 janvier, le couple a été auditionné par les autorités suisses. Pendant que Jacques Moretti a été placé en détention préventive, sa femme est restée libre. Ce soir-là, Jessica Plus, a décrit l'ambiance festive du bar, soulignant que, depuis une heure quinze, les clients dansaient et l'atmosphère était joyeuse. "Cela fait dix ans que nous organisons ces soirées, et nous n'avons jamais rencontré le moindre problème", a-t-elle déclaré.
Les travaux de rénovation et les causes de l’incendie : au cœur de l’enquête
Avisant que les rénovations du bar remontent à dix ans, Jacques Moretti a affirmé n'avoir réalisé aucun autre travaux depuis, soulevant ainsi des interrogations sur la sécurité de l'établissement. Concernant les feux de Bengale utilisés lors des célébrations, il a assuré qu'ils n'avaient pas pu causer le sinistre : "Ces feux ne sont pas suffisamment puissants pour enflammer la mousse acoustique", a-t-il déclaré en défense de ses pratiques.
Tout au long de la nuit, après le début de l’incendie, Jessica a contacté les pompiers à une heure vingt-huit, suivis d’un appel à Jacques à une heure vingt-neuf pour lui faire part du drame en cours. Le gérant, une fois arrivé sur les lieux, a décrit les scènes horrifiantes qu'il a découvertes, parmi lesquelles se trouvaient les corps de plusieurs victimes, y compris une jeune serveuse de seulement vingt-quatre ans, qu'il avait embauchée. "C'est le drame de ma vie", a conclu Jessica, la voix brisée.
Alors que l’enquête se poursuit, les témoignages des gérants mettent en lumière la nécessité d'un examen approfondi des mesures de sécurité dans les établissements similaires afin d'éviter de telles tragédies à l'avenir.







