Dans un climat de tensions accrues, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti ce 11 janvier que l'Iran n'hésiterait pas à attaquer des installations militaires américaines, ainsi que les routes maritimes des États-Unis, si ces derniers mènent des frappes sur le sol iranien. Cette déclaration survient alors que l'Iran fait face à des manifestations internes croissantes contre le régime, exacerbées par des répressions sanglantes.
Ghalibaf a précisé que le régime iranien considérerait également les « territoires occupés » comme des cibles potentielles, insinuant une menace à l'égard d'Israël, que l'Iran considère illégalement occupé. Ce discours remplissant un double objectif, il s'adresse à la fois à une audience intérieure en montrant une posture de fermeté et à la communauté internationale en insinuant une riposte militaire.
Les déclarations de Ghalibaf s'inscrivent dans un contexte où le président américain, Donald Trump, a exprimé son intention de porter des frappes « très fortes » contre l'Iran en réaction à toute violence répressive contre les manifestations. Selon des experts, cette escalade verbale est symptomatique d'une situation géopolitique très volatile. Les Échos rapportent que des analystes craignent une spirale de violences au Moyen-Orient si ces menaces se concrétisent.
Le renforcement des tensions entre Téhéran et Washington pourrait avoir des répercussions significatives sur la stabilité régionale, notamment en matière de commerce maritime dans le détroit d'Ormuz, zone cruciale pour le transport du pétrole. Les analystes s'accordent à dire qu'une telle confrontation pourrait entraîner un blocage de cette voie navigable essentielle, augmentant ainsi les prix du pétrole à l'échelle mondiale.
Alors que les deux pays semblent sur la voie d'une confrontation, l'appel à la diplomatie reste urgent et nécessaire pour éviter des conséquences catastrophiques.







